1000 ET UNE ERREURS
(partie 9)
Salut,
tout le monde !
Aujourd´hui,
c´est l´heure des bilans. Ce sera une nouvelle occasion d´illustrer
cette rubrique sur les erreurs.
Voilà huit
ans que je bosse sur mes deux mètres carrés. Ça fait
un bail, non ? Et en fait, ayant fini mon dernier T.C.O., je commence réellement
à utiliser ma maquette, maintenant. Je ne me rendais pas compte alors de
l´énormité de la tâche à accomplir. Le réseau
est, certes, à la hauteur de mon plaisir mais que de patience il m´a
fallu avant de pouvoir enfin jouer ! Si c´était à refaire,
je me lancerais plutôt dans un réseau modulaire que j´agrandirais
petit à petit. Des modules simples, fonctionnels rapidement. Une des choses
qui a ralenti considérablement la progression est d´abord le budget
par exemple, pour ma gare principale, il m´a fallu patienter une
bonne année avant de pouvoir acquérir tous les aiguillages et rails
la constituant. J´ai aussi voulu avoir un réseau complexe avec trois
gares distinctes, donc trois T.C.O. et forcément beaucoup de câblage.
La gare principale :

Ensuite,
comme j´avais peur de m´ennuyer rapidement si ma maquette n´était
pas assez complexe, je l´ai construite sur trois niveaux. Donc bien évidemment
une construction pas évidente à réaliser, peu de place pour
bricoler, pour passer les fils, pour construire le paysage. Et puis comme j´ai
fait le choix d´un processus non digitalisé, je voulais des caténaires.
À nouveau beaucoup de temps et d´argent pour sa mise en place. Pour
ma gare marchandise, au niveau intermédiaire, j´ai récupéré
les anciens rails Arnold de ma première maquette. Donc pose de ballast.
C´est beau, mais là aussi il faut du temps, de la patience et être
méticuleux. Au contraire de ma gare principale, tout en voie Fleischmann,
déjà ballastée. C´est propre et rapide à poser,
mais moins réaliste. Encore un choix à faire...
La gare marchandises :
Bien
évidemment, trois niveaux sur deux mètres carrés, ça
fait « plat de nouilles ». Là aussi un choix très
personnel à faire. Le réalisme bucolique, superbe, mais malheureusement
inaccessible pour mes modestes compétences artistiques ou [...] ce que
j´ai fait. Un jeu dans un paysage un peu surréaliste découlant
de la forte densité ferroviaire.
Pour la gare en
montagne, une voie unique, nécessitant le croisement des convois au sommet,
le tout dans la neige. Forcément, avec le mont Blanc sous mes fenêtres,
j´ai le nez dedans en permanence. Encore un point à ne pas négliger
: les idées donnent des idées aux idées ! Et je
me suis pris au jeu, poussé par l´envie de mieux faire par le fait,
entre autres, de publier dans Ptitrain,
à transformer un bâtiment en départ de téléphérique
et à essayer d ´imiter un glacier. Des choses non prévues,
grandes consommatrices de temps et qui risquent de faire boule de neige ;¬)
    La
gare de montagne :

Et
puis on fait des bêtises, on démonte et on recommence. On n´a
pas pensé à certaines choses et on se retrouve à recâbler
des feux, des dételeurs, ou pire, des aiguillages. Bref, un brin de planification,
un cahier des charges, ça aide, mais il est vrai qu´on n´a
pas forcément envie d´appliquer dans son hobby les méthodes
industrielles. À nouveau, en travaillant par module, simple et fonctionnel,
on se facilite grandement la tâche. Et puis, si on a franchement la tête
dure, comme moi, on ne consulte pas les rubriques spécialisées ou,
pour ceux qui en ont la chance, les forums de discussion, ou les nombreux sites
web qui parlent de modélisme ferroviaire. Donc on réinvente la roue,
on teste des méthodes pas forcément toujours terribles et [...]
on recommence par ce que ça nous plîts pas. Encore du temps qui s´
envole !
Enfin voilà,
après huit ans, le résultat. Et il y a encore du boulot, surtout
au niveau du paysage, parce que quand je vois se que fait Pom sur sa table de
salon, il va falloir que je fasse de sérieux progrès ! Alors courage
à tous ceux qui se lancent dans cette aventure, car n´en doutez
pas, c´en est une, passionnante et pleine de rebondissements.
Photo vue d´ensemble :
Amicalement, Éric le Suisse.
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