Éric le Suisse
1000 ET UNE ERREURS (10)
Je ne vous parlerai pas encore du “plat de nouilles sur plan” et de son exploitation, comme annoncé. Et pourtant, tout est prêt et dessiné avec Raily 2.0 (c´est dire si sa date ;¬) Mais je ne suis décidément pas quelqu´un qui suit une voie toute tracée. Ce ne serait vraiment pas drôle. Donc, entre-temps, vous aurez le droit à mes embrouilles avec une rivière dont la première qualité est de ne pouvoir être vue dans son ensemble que si vous grimpez à 2,50 mètres, juste derrière le glacier.
À quoi sert donc une rivière si elle ne peut pas être vue ? Ben, je ne sais pas, mais à l´époque je voulais une rivière au pied d´une gorge profonde. Mission réussie — elle est tellement profonde qu´on ne peut l´apercevoir, sauf sous condition citée ci-dessus. Encore une erreur !
Sans parler du fait que cette satanée rivière se trouve, en gros, au centre de la maquette, entourée de montagnes, donc un mal de dos assuré, chaque fois que j´y bricole ! Ça doit être pour ça qu´il m´a fallu au moins cinq ans avant que je m´y attaque un peu sérieusement !!! Bref, voilà ce que ça donne...
Tout d´abord, un coup de peinture pour le fond. Si c´est profond, du foncé au centre, s´il y a des algues, un peu de vert, si le ciel est bleu, un peu de bleu — et si c´est pollué, je ne sais pas :¬( Ensuite, côté ville, les bord sont aménagés, grosses pierres pour tenir les remblais, et petites pierres pour tenir les grosses pierres ;¬)
Côté gorge profonde, je jette des petits graviers sur un lit de colle blanche. Ça va beaucoup plus vite, donc moins mal au dos (si vous avez lu le début de l´histoire ;¬)
Ensuite, je verse un mélange d´époxy + durcisseur... Erreur ! Premièrement, dans la gorge, l´époxy est venu imbiber, par capillarité, mon herbe, jusque très haut dans la pente. Du coup j´ai pu repasser quelques heures, plié en deux, pour tout refaire :¬( Et ensuite, côté ville, s´infiltrer entre les cailloux pour s´approcher dangereusement des voies !
Aïe, ouille, vite, me voilà en train de chauffer la surface avec une grosse lampe pour accélérer le séchage...

... mais comme je l´ai un peu oubliée, la surface de la rivière a commencé à faire des bulles !!!! Au secours !!! Les remblais en bouts de bois, sciure et colle blanche vont me permettre de rattraper une partie de la catastrophe.
Allez, ne nous décourageons pas ! De l´herbe, un petit chemin, pour les promeneurs du dimanche et voilà un bout de rivière, bien tranquille.
Ensuite, il faut du mouvement. L´eau, ça coule. Donc sur les bords, ça fait des tourbillons, après les rochers ça fait... heu... des bulles et puis tout un tas de trucs qui font qu´une rivière, c´est beau :¬)
Donc, un peu de peinture blanche (léger sur le pinceau !) et voilà le résultat :
Côté montagne... et côté ville...
Ouaip, il manque encore plein de trucs, bien sûr. La mousse, les arbres, les buissons, etc.
J´essaierai de vous planter tout ça pour le printemps, mais au train où vont les choses...
Voilà, il ne me reste plus qu´à regarder dans le petit manuel Faller pour voir comment ils ont fait et de jeter un oeil sur le bouquin de Jacques Le Plat ( je lui ai acheté à Pontarlier) pour constater que j´ai oublié un truc fondamental. Forcément !!! J´ai oublié de modeler des vaguelettes, c´ est ce qui donne cette affreuse linéarité à ma peinture blanche. Bouh-ouh, décidément je n´ai pas fini d´illustrer cette terrible rubrique !
Salutations humides  d´Éric le Suisse
Prochain épisode : le « plat de nouilles » sur plan et son exploitation.

 
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Rédacteur en chef : Jean-Denis Rondinet. — Rév. 05/04/2002 0:00