3. Faisons un essai ensemble !
Ptitrain
se lance avec vous dans la construction intégrale d´un bâtiment
« virtuel », photos à l´appui ! (Bien sûr,
il faut que vous ayez déjà lu la
deuxième partie puis importé le dessin de ce bâtiment,
voir plus bas.)
Fig. 8.
Dans du carton « contrecollé »
de 1 mm d´épaisseur, découper
un morceau de 195 sur 297 mm (fig. 8). Sur ce carton, coller à
la bombe 3M, et en la centrant, la feuille imprimée ; elle dépasse
un petit peu à droite et à gauche, « c´est fait
pour ». Attention à ne pas salir votre espace de travail
avec la colle en bombe : protégez-le avec du papier journal... Mais,
vous le saviez déjà, toutes les bombes sont salissantes sauf
celles qui font grossir (crème chantilly)...
Fig. 9.
Pendant le séchage,
que vous laisserez se poursuivre une nuit si possible, empêcher le gondolage
par des poids : ici (fig. 9), j´ai utilisé des boîtes
à diapositives, lestées de plomb. Ne pas agir comme j´ai dû
le faire pour avoir une jolie photo : protéger
la face avant du bâtiment par une feuille de papier propre et lisse,
sinon gare aux griffures de la face encrée qui reste fragile si elle est
frottée contre un plan de travail abîmé. Je serai obligé
de passer un peu de peinture sur ces griffures.
Fig. 10.
Découper ce que vous
voulez pour ajouter du relief, de la vie, des détails :
fenêtres ouvertes, vitrine réelle en profondeur, porte cochère
fonctionnelle (ouvrante), etc. Quand vous creusez une fenêtre (fig. 10),
mettez de côté les vitres qui seront coupées en deux et recollées
plus tard, par l´arrière de la façade. Utiliser absolument
un couteau X-Acto avec une lame n° 11,
neuve ou fraîchement réaffûtée, et non un cutter plus
ou moins pourri... Fignoler les découpes à la lime à ongles
en carton.
Fig. 11.
Découper, en haut
de la façade (mais pas à droite ni à gauche), la partie non
imprimée (une imprimante ne peut imprimer bord à bord : on
doit supprimer ces marges). En bas, on coupera bien horizontalement, juste sous
le dessin de la vitrine du magasin.
Préparons nos toitures
(fig. 11) : couper la partie des toitures entre les deux demi-bâtiments
(flèche bleue ci-dessus) ; créer (flèches vertes) des
saignées dans le carton, sans
le couper totalement, juste pour faciliter le pliage : ces saignées
auront une forme en « V » grâce à deux passages
du cutter tenu à 45°. Deux plis sur la toiture du bâtiment de
gauche (zinc), un seul à droite (ardoises) : voir la fig. 17 ci-dessous
pour une idée de ce seront les toitures finies.
Fig. 12.
Découper (fig. 12)
les murs mitoyens dans du carton de 1 ou 1,5 mm
(largeur d´environ 40 mm). Un mur à gauche, un à droite,
un au milieu pour rigidifier et maintenir la toiture. Comme vous pouvez le noter,
pour les pentes des toitures, je prends les mesures sur le bâtiment lui-même
(le pliage n´étant jamais parfait au millimètre près)
grâce à un compas de haute précision de fabrication horlogère
(acheté à Prisunic :¬))), bien qu´un bon Rotring à
vis ne coûte plus que 8 euros.
Fig. 13.
Mise en place et collage
des trois murs (fig. 13) : un
filet de colle Limpidol, calage à angle droit par des poids ayant une forme
parallélépipédique (encore les boîtes à diapos,
plus des cornières de charpente en acier galvanisé très lourd) ;
laisser passer encore une nuit, si possible.
Vous pouvez dorénavant
plier à 90° la partie du papier qui dépasse à droite
et à gauche, et la coller sur la surface des murs mitoyens : ainsi
nous n´avons pas à nous préoccuper de la beauté du joint
à l´angle des murs. Les murs extérieurs seront laissés
tels quels, puisque d´autres bâtiments voisins les masqueront. Si l´immeuble
est destiné à être isolé (en bout de pâté
de maisons, par exemple), vous imprimerez des feuilles de briques dont vous recouvrirez
ces murs.
Fig. 14.
Coller les toitures :
encore une fois un filet de colle, plus des poids pour maintenir les pliages
pendant le séchage. Pour lutter contre l´effet ressort du carton plié,
un bon encollage est nécessaire : on ajoutera quelques points de colle
dans les angles à l´aide d´un cure-dents ou d´une baguettes
à brochettes. Dans la foulée, on ajoutera des chutes de carton pour
rigidifier les toitures (flèches vertes, fig. 14).
Fig. 15 et 16.
Nous allons découper
et coller les planchers : on ne les voit guère,
même par les fenêtres ouvertes, mais ils ont surtout pour but de rendre
bien rigide la construction, afin qu´elle résiste aux assauts du temps
(humidité...). On peut aussi découper dans des chutes de carton
des « goussets », pièces triangulaires de soutien
(flèches jaunes, fig. 15).
Maintenant on décore
ad libitum (voir fig. 17.) : selon la position de l´immeuble
dans le décor, on va fignoler ou non... Tout ce qui viendra en relief ou
en creux cassera l´impression de platitude et renforcera le trompe-l´oeil :
Gouttières
(profilé creux demi-rond en plastique, en V.P.C. chez l´Octant, ou
récup de kits divers)...
Tuyaux
de descente d´eau (rond de laiton 12/10e ; trop rigide, ce
fil sera présenté à la flamme d´une bougie, et ainsi
« recuit », amolli, aux endroits où il faut
le plier ; cf. fig. 16) ; ces tuyaux sont maintenus aux
murs par des colliers en fil de laiton de 0,5 mm. Pour ne pas abîmer la
façade pendant les opérations de pliage des tuyaux, et pour prendre
plus facilement les mesures in situ, faire cette opération sur une
copie de la façade imprimée en mode « brouillon »
ou « rapide »).
Cheminées :
les miennes sont aussi en carton de 1 mm (quand on y a pris goût, on
ne peut plus s´en passer !)... Les petites cheminées de poêles
pour les mansardes sont récupérées de kits divers. (Ces détails
n´étaient pas encore prêts quand j´ai pris les photos...)
Jardinières
de balcons, en carré de plastique, peint en rouge brique et floqué
de verdures diverses.
Fenêtres
entrouvertes et personnages (pourquoi pas un chat
de gouttière ?)...
Garde-corps,
balustrades en fil de laiton, garde-manger extérieurs.
Balcons, et leurs grilles
et rambardes en laiton photogravé...
Vitrines
réelles en Plasticard transparent et leurs éventaires, imprimés
à part (voir la poissonnerie de la 2e partie).
Enseignes
de magasins, boîtes à lettres P.T.T., lampadaires publics muraux,
transfos et fils E.D.F., antennes de télévision...
Affichage, publicités,
« tags »...
Patine :
les terres à décor n´accrochent guère (à moins
qu´on les applique mouillées) sur le papier trop lisse des sorties
imprimante utiliser plutôt de la gouache, de la craie ou de l´acrylique
avec un pinceau presque sec (dry brushing) : rouille, calcaire sur
les gouttières, mousses sur les ardoises, fumées, dégoulinures,
fuites d´eau, lézardes...
Fig. 17. Cliquez dessus
pour l´agrandir.
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