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Gilles (de Toulouse). Je m´intéresse en ce moment
aux lucioles, aux vers luisants et à la bioluminescence en général, ce qui pour l´instant
est un hobby pour moi. L´été dernier, pour attirer des lucioles, j´ai réalisé
un montage simple avec une résistance et une led verte-jaune qui fonctionnait en continu avec deux piles. Ce
que je cherche à faire, et j´en viens à l´objet de ma demande, c´est de réaliser
un montage peu onéreux mais un peu plus complexe imitant le mieux possible la façon dont les vers luisants
(les femelles) utilisent leur lanterne abdominale pour attirer les lucioles (les mâles). Elles émettent
de la lumière de façon continue pendant 5 à 10 minutes avec une montée et une descente
progressives en 20 à 40 secondes, puis se reposent pendant quelques minutes pour reprendre ensuite
ce cycle.
Je me suis renseigné au près de mon magasin
d´électronique et le vendeur m´a dit que ça lui semblait possible de réaliser un tel
montage mais qu´il ne savait pas vraiment comment...

Voyons, voyons... D´abord, tout cela a-t-il un rapport avec le p´tit train ?
Mais oui, naturellement ! Nous avons traité jusqu´ici d´appareils (moteurs, lampes...) qui s´allumaient
et s´éteignaient brutalement qu´y a-t-il de plus indispensable pour nous que d´apprendre
à allumer et éteindre nos lampes en douceur ou à commander les moteurs qui assurent une animation
de décor (par exemple) avec des démarrages lents et des freinages cool ?
Eh bien, essayons... Le mieux, pour démarrer,
c´est de faire un petit dessin . La luminosité
(la tension) appliquée doit varier dans le temps. Pendant 30 secondes, elle va s´élever progressivement
(point A-point B) ; une fois atteint le plein éclairement point (B), elle reste telle pendant 5 minutes
(B-C), puis baisse pendant 30 secondes, doucement (C-D). Rien ne se passe pendant 1 minute (D-E), puis le
cycle recommence, indéfiniment...

Il va donc falloir une minuterie (et donc un de nos chers
555), ça c´est sûr. Le passage en douceur est-il justiciable d´une grande précision ?
Bof, non... La simple charge d´un condensateur suffira, même si la courbe (c´est une onde Z
telle que schématisée dans la page Techno facile) n´est
pas bien plate (zones entourées de bleu) (comme
l´est celle de la rampe onde Y, même page...).

Donc, une minuterie est activée pour une durée
de 5 minutes et demie. Sa sortie charge un condensateur via une résistance, ce qui prend 30 secondes.
La sortie atteint son maximum, y reste 5 minutes. Puis elle est désactivée, sa tension de sortie
baisse d´un coup, mais le condensateur se décharge lentement dans la même résistance qu´il
s´était chargé tout à l´heure... pendant 30 secondes. Une minute plus tard, la
minuterie est réactivée. (Nota : une led n´est pas recommandée pour une telle commande
par la tension, une micro-ampoule ferait mieux l´affaire...)
Avons-nous dans nos cartons un tel schéma ?
Eh oui, grâce au prolixe modéliste-électronicien canadien Rob
Paisley. Voici son schéma (redessiné selon les normes Ptitrain ;
cliquez ici pour voir l´original) :

Le 555 est monté en multivibrateur
monostable (une minuterie, voir la pages mst555a du Meccano
électronique). À sa sortie (borne 3), quand cette sortie passe de zéro au plus, une
résistance R3 charge un condensateur C3. Quand la sortie 3 repasse à zéro, C3 se décharge
via R3 et R4 (en parallèle). La charge de C3 est exploitée via un amplificateur opérationnel LM358
qui recopie cette tension vers la base d´un transistor suiveur de tension (un montage vieux comme le monde, comme
dans l´alim de T.T.T.).
Reste à aménager les valeurs des R et des
C pour qu´elles suivent notre cahier des charges, à simplifier peut-être
un peu (!) puis à remplacer le bouton poussoir par un autre 555 (mais astable) pour que l´opération
se renouvelle automatiquement sans fin...
Courrier des lecteurs |
De : Alain FRAVAL
Date : jeudi 2 octobre 2003 Objet : 555 et entomologie
Monsieur le Rédacteur en Chef de Ptitrain,
En dépit d´occupations de la plus haute
importance, je n´hésite pas à prendre le clavier vous vous dire combien je suis satisfait du
contenu et de la forme de votre revue et de la bonne tenue des articles qu´elle donne à lire, à
méditer et in fine à feràsouder. En général...
Je me permets, en effet et confraternellement, de m´étonner
que vous ayez prêté des pixels, et rouges de surcroît, à Monsieur Gilles de Toulouse pour
afficher sur nos écrans que le mâle du ver luisant est la luciole, en tête d´un très
bon article sur le 555 avec un ampli-op derrière.
Sans vous infliger un cours d´entomologie lumineux(se),
je tiens à ce que vous sachiez que Ver luisant désigne l´espèce Lampyris
noctiluca (où la femelle est vermiforme) alors que Luciole est le nom vulgaire de Luciola
lusitanica (syn. d´italica), chez qui la femelle vole (un peu).
Aux lecteurs de Ptitrain
qui vous écriraient poliment que Ver luisant s´emploie aussi pour Phaucis
(Lamprohisa) splendidula, un autre Coléoptère Lampyridé, répondez que cette espèce
est, vulgairement, le Petit Ver luisant.
Quant à ceux qui vous bassinent avec des questions
sur les insectes, conseillez-leur seulement de cliquer sur http://www.inra.fr/opie-insectes/.
Je renverrai de même les microsidérodyctyomanes à votre excellente publication.
Veuillez croire, Monsieur le Rédacteur en Chef...
A.F. (alain.fraval@wanadoo.fr) |
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La suite,
vite !...  |
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