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La touche finale à notre décodeur
de carte sera l´adjonction d´une matrice programmable. Ah, je vous
ai bien eus, vous ne l´attendiez pas, ce mot compliqué !
En fait il s´agit d´utiliser un support
à huit broches (2 x 4) pour recevoir deux cavaliers amovibles (on dit des jumpers). Avec cette matrice
la même carte pourra être utilisée
pour commander n´importe lequel des trois réseaux S (secondaire), P (principal) ou U (utilitaire), il
suffira de déplacer deux cavaliers (deux simples bouts de fil dénudé) d´une position à
une autre... |
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On pourra donc fabriquer
les cartes à la chaîne sans devoir savoir à l´avance à quel réseau est destinée
telle carte.

Voilà donc, définitif, tout le schéma concernant la partie décodage de nos
cartes. On a pris l´exemple d´une carte alim (avec ses quatre relais : sens, accélération,
frein, urgence), mais ça sera pareil pour une carte aiguillages, dételeurs, fils à mémoires,
accessoires... Les jumpers i4 et i1 sont placés pour que la carte soit utilisée par le réseau
secondaire.
Suivez les flèches bleues
qui montrent le courant allant du plus vers la masse... Le relais 13 est au repos, le relais 14
travaille. Donc les quatres relais d´alim ne reçoivent du jus que lorsque la télécommande
est réglée sur le code 14 ! Suivez les flèches... Vous êtes bien d´accord ? |
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Rappel : voici les quatre possibilités
correspondant à l´utilisation de deux
bornes de la télécommande Velleman (flèche clignotante = ligne concernant le schéma
E ci-dessus) : |
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Etat de
la borne
13 |
Etat de
la borne
14 |
Carte et
réseau choisis
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inactif |
inactif |
aucune
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inactif |
actif |
secondaire
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actif |
inactif |
principal
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actif |
actif |
utilitaire
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Et
voilà (admettez qu´on vous mâche vraiment le travail !) les deux autres combinaisons possibles
(on en a choisi trois en tout, la 1re ligne du tableau (inactif + inactif) étant réservée
à un futur arrêt coup de poing de toutes les circulations en cas de catastrophe ferroviaire.

Ici, schéma F, code 13 (relais 13 excité, relais 14 au repos), donc réseau principal.
Suivez les flèches bleues,
comme le courant le fait du plus vers la masse, et observez la position des jumpers en i3 et i2. |
Et, enfin, ci-dessous
les deux relais excités : c´est le code du réseau de manoeuvre (utilitaire). Encore une fois,
prenez le temps d´étudier le parcours du courant du plus vers la masse (flèches bleues) :
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Nota-bene. T.T.T. a réalisé
ses cartes d´études sur de la bakélite à bandes cuivrées percées, dites aussi
Veroboard. Cette technologie vous a été présentée
en détail dans trois pages de la rubrique Techno facile de Ptitrain
un vrai film pour encourager les plus peureux ! Pour ceux d´entre vous qui seront donc tentés
(à juste titre !) par cette méthode de fabrication, nous joignons ci-dessous les schémas d´une
carte Veroboard standard (10 x 10 cm) qui vous servira pour vos propres réalisations, ainsi que les implantations
retenues par T.T.T. pour les véritables cartes décrites aujourd´hui. Cliquez sur les photos ci-dessous
pour en voir une version vraie grandeur, l´importer et l´imprimer.
Selon les caractéristiques de votre imprimante,
vous devrez imprimer ces documents en réduisant l´image à x pour cent. Les cartes réelles
font 10 x 10 centimètres et il y a exactement 97 millimètres entre les trous extrèmes. À
vous de calculer le coefficient de réduction selon votre propre matériel. Sur notre Hewlett-Packard,
par exemple, le coefficient à l´impression est de 51 pour cent.
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