La “Télécommande du Troisième Type” (16)
Multiplions les touches !
Première solution : avec des relais électromécaniques

La touche finale à notre “décodeur de carte” sera l´adjonction d´une matrice programmable. Ah, je vous ai bien eus, vous ne l´attendiez pas, ce mot compliqué ! 
En fait il s´agit d´utiliser un support à huit broches (2 x 4) pour recevoir deux cavaliers amovibles (on dit des jumpers). Avec cette matrice la même carte pourra être utilisée pour commander n´importe lequel des trois réseaux S (secondaire), P (principal) ou U (utilitaire), il suffira de déplacer deux cavaliers (deux simples bouts de fil dénudé) d´une position à une autre...
On pourra donc fabriquer les cartes à la chaîne sans devoir savoir à l´avance à quel réseau est destinée telle carte.
Voilà donc, définitif, tout le schéma concernant la partie “décodage” de nos cartes. On a pris l´exemple d´une carte alim (avec ses quatre relais : sens, accélération, frein, urgence), mais ça sera pareil pour une carte aiguillages, dételeurs, fils à mémoires, accessoires... Les jumpers i4 et i1 sont placés pour que la carte soit utilisée par le réseau secondaire.
Suivez les flèches bleues qui montrent le courant allant du “plus” vers la masse... Le relais 13 est au repos, le relais 14 travaille. Donc les quatres relais d´alim ne reçoivent “du jus” que lorsque la télécommande est réglée sur le code 14 ! Suivez les flèches... Vous êtes bien d´accord ?
Rappel : voici les quatre possibilités correspondant à l´utilisation de deux bornes de la télécommande Velleman (flèche clignotante = ligne concernant le schéma E ci-dessus) :
Etat de
la borne
13
Etat de
la borne
14
Carte et
réseau choisis
inactif inactif
aucune
inactif actif
secondaire
actif inactif
principal
actif actif
utilitaire
Et voilà (admettez qu´on vous mâche vraiment le travail !) les deux autres combinaisons possibles (on en a choisi trois en tout, la 1re ligne du tableau (inactif + inactif) étant réservée à un futur arrêt “coup de poing” de toutes les circulations en cas de catastrophe ferroviaire.
Ici, schéma F, code 13 (relais 13 excité, relais 14 au repos), donc réseau principal.
Suivez les flèches bleues, comme le courant le fait du “plus” vers la masse, et observez la position des jumpers en i3 et i2.
Et, enfin, ci-dessous les deux relais excités : c´est le code du réseau de manoeuvre (utilitaire). Encore une fois, prenez le temps d´étudier le parcours du courant du “plus” vers la masse (flèches bleues) :
Nota-bene. — T.T.T. a réalisé ses cartes d´études sur de la bakélite à bandes cuivrées percées, dites aussi “Veroboard”. Cette technologie vous a été présentée en détail dans trois pages de la rubrique Techno facile de Ptitrain — un vrai film pour encourager les plus peureux ! Pour ceux d´entre vous qui seront donc tentés (à juste titre !) par cette méthode de fabrication, nous joignons ci-dessous les schémas d´une carte Veroboard standard (10 x 10 cm) qui vous servira pour vos propres réalisations, ainsi que les implantations retenues par T.T.T. pour les véritables cartes décrites aujourd´hui. Cliquez sur les photos ci-dessous pour en voir une version vraie grandeur, l´importer et l´imprimer.
Selon les caractéristiques de votre imprimante, vous devrez imprimer ces documents en réduisant l´image à x pour cent. Les cartes réelles font 10 x 10 centimètres et il y a exactement 97 millimètres entre les trous extrèmes. À vous de calculer le coefficient de réduction selon votre propre matériel. Sur notre Hewlett-Packard, par exemple, le coefficient à l´impression est de 51 pour cent.
T.T.T.
Août
2003.
Nota bene. — Dans une solution “tout relais” (que je ne conseille pas mais dont j´ai tenu à démontrer la “faisabilité” malgré tout), le relais “sens” devra être un modèle bistable à deux contacts repos-travail puisqu´il se doit de mémoriser sa position. Cet obstacle ne se pose pas avec une solution “logique” comme nous la verrons bientôt.
Ptitrain, l´e-magazine du train éclectique... — Directeur de la publication : Christophe Franchini.
Rédacteur en chef : Jean-Denis Rondinet. — Rév. 08/05/2007 18:42