La “Télécommande du Troisième Type” (11)
Coupons enfin le cordon ombilical !

Ptitrain vous offre gratuitement un résumé des dix chapitres précédents. — T.T.T., après nous avoir décrit les bases de sa Télécommande du Troisième Type®, s´était lancé dans une digression destinée à dédramatiser l´“électronique familiale” (celle dans laquelle on essaie de comprendre ce qu´on fait, et ce, sans acheter des “boîtes noires” dont le fonctionnement restera éternellement mystérieux, jusqu´à la faillite du fabricant).
Après avoir appris quoi acheter (et où), comment souder les composants... et nous être fait la main sur un projet simple et peu onéreux... nous revenons à nos moutons : une vraie télécommande infrarouge, qui pourra remplacer fil pour fil n´importe quel “transfo” classique utilisé par des locomotives de n´importe quelle échelle, à courant continu (les bons vieux Jouef, Fleischmann, etc. ; moteurs à aimant permanent ou moteurs RSF) dans n´importe quel environnement (bloc-système ou autres automatismes) classique (non-DCC, non-Märklin).
Vous êtes prêts à passer à la vitesse supérieure ? Vous allez être les seuls à commander tout votre réseau avec une télécommande légère, genre magnétoscope, sans fil ! La seule solution comparable dans le commerce du petit train utilise des ondes radio, à des prix absolument pas comparables, et avec des sujétions très importantes !!!
Sur la platine réceptrice Velleman (réf. K6711), vous voyez en [A] le composant qui reçoit le faisceau infrarouge. La puissance du rayon est telle que l´on n´est pas du tout obligé de viser le récepteur avec la télécommande [B] ! En vrai, on suit les trains, n´importe où dans la pièce et on appuie sur “frein” ou “accélération” sans quitter le train des yeux !
Le boîtier émetteur comprend quinze touches, de 1 à 15, et le récepteur 15 dominos à vis, de 1 à 15. Quand on appuie par exemple sur la touche [7], on trouve sur le domino [7] une tension qui permet de déclencher une action (allumer une ampoule, fermer un relais, freiner un train, faire le café...). En même temps, une petite LED [C] s´allume sur la platine pour visualiser votre ordre. Selon ce que vous voulez déclencher, l´action peut être furtive (on appuie, ça s´allume ; on arrête d´appuyer, ça s´éteint) ou de type bascule (on appuie, ça s´allume et ça reste allumé ; on appuie une deuxième fois, ça s´éteint). Ce choix sera matérialisé par une petite diode (soudée ou non soudée) en [D].
La carte doit être alimentée sous une douzaine de volts, et la solution la plus simple et fiable seraalim 12 V d´utiliser une “alimentation secteur” type 12 volts continu, 200 mA minimum (celle de notre photo à droite est vendue moins de 5 euros !). Je parle bien d´une alimentation continue : si vous avez récupéré un de ces transfos 12 volts destinés à des lampes halogènes il fournit une tension alternative — qu´il faudra redresser et filtrer ; nous verrons ça ailleurs (1).
 Les 15 relais, lampes, etc. commandables par le boîtier pourront consommer jusqu´à 100 mA chacun sous 50 volts maxi. Il faudra donc une seconde alimentation pour ces éléments ; dans la “vie de tous les jours”, on utilisera en fait au maximum 15 petits relais sous 12 volts, ce qui nous prendra tout simplement... une deuxième “alim secteur” comme celui de droite, mais plus puissante (12 V continu, 650 mA ou plus, prix : moins de 10 euros).
Voilà à gauche, la carte réceptrice Velleman, la “petite alim”, la “grosse alim”, la LED qui s´allume quand on appuie sur la touche 7 de la télécommande et la diode, que l´on a soudée si on veut une commande à bascule.
À la sortie, j´ai dessiné une ampoule, mais bien sûr tout composant fontionnant sous 12 V continu fera l´affaire ; pour ce qui nous concerne aujourd´hui (c´est-à-dire la “TTTïsation” de notre petite alimentation), ce seront deux relais miniatures et un relais de puissance.
Plus tard nous apprendrons ce que sont les relais statiques, les optotriacs et les optocoupleurs...
qui prendront place à cet emplacement...

À suivre... T.T.T.
Mars
2002.
(1) Sur les boîtiers d´alim que vous récupérez de vos gadgets chinois tombés en panne ou en désuétude, figurent (en général)une notation de tension (V), d´intensité (I, A, mA...), de puissance (W, mW, VA); et une icône “=” ou l´abréviation CC si c´est du continu; CA ou un dessin en forme de “S couché” si c´est du courant alternatif.
Ptitrain, l´e-magazine du train éclectique... — Directeur de la publication : Christophe Franchini.
Rédacteur en chef : Jean-Denis Rondinet. — Rév. 08/05/2007 18:40