Nettoyage des rails, mauvais contacts...
Trois méthodes : la chimique, la mécanique, l´électronique...
5958 Gérard Huet (jeudi 18 janvier 2001) Il existe des produits de nettoyage des contacts pour l´électronique. Terminer en passant un chiffon propre légèrement huilé (huile fine) : diminue les étincelages entre roues et rails et diminue donc l´encrassage. La meilleure solution si vous êtes en alimentation “continu pur” : équiper chaque engin moteur d´un module Roulnet. Autre solution : faire du Märklin 3 rails en courant alternatif (jamais d´encrassage).
5968 Jean-Guy Michard J´ai déjà entendu parler du Roulnet, j´ai vu l´engin à l´expo de PN160 (des petits bidules électroniques soudés de travers et peints en vert), et le vendeur m´a dit que cela servait à éviter les arcs électriques entre roues et voie et de ce fait à nettoyer les unes et l´autre, et que ça valait 9,5 euros. Peut-on me dire ce dont il s´agit exactement, et, si certains d´entre vous en sont équipés, ce que ça donne. A priori, Gérard Huet dit que cela ne marche pas pour le DCC.
5976 Gérard Huet Le schéma complet du Roulnet a été décrit il y a très longtemps dans Loco-Revue. Depuis c´est devenu un produit commercial (breveté). Je n´ai aucune idée précise de l´époque ; c´était je pense dans les années 70.
Réunis par Ptitrain, les composants très courants qui composent le Roulet miracle...
5977 Thierry Portmann Le Roulnet, c´est effectivement deux couples de condensateurs + diodes destiné à “avaler” les étincelles provoquées par les microcoupures de courant dues entre autres aux saletés. Possédant une installation 0m dans un jardin, exploitée avec du courant continu 24 V, j´ai équipé la totalité du matériel moteur. Dans ces conditions extérieures (saleté de tout genre, humidité) je n´ai pu constater qu´une légère amélioration au niveau des voies. Par contre, sur les roues, c´est incomparable. Avant j´avais carrément des croûtes qui s´y collaient, il fallait parfois même gratter, maintenant c´est fini. Mais la meilleure solution pour moi est de combiner le Roulnet avec un bon traitement de la voie : d´abord j´ouvre la voie avec une motrice nettoyeuse utilisant du produit de nettoyage de contacts électriques, déjà mentionné aujourd´hui. Ça nettoie nickel. Ensuite je repasse toujours avec la même motrice, mais avec de l´huile fine à la place du nettoyant. Les locos roulent beaucoup plus fluidement, et j´ai même moins de déraillements, car si un boudin de roue avait la malicieuse idée de grimper sur le champignon du rail, le lubrifiant aura vite fait de la reconduire à sa place !
5987 Xavier Thiriet Pour le nettoyage des voies, les roues plastiques c´est impeccable :-) (mon truc : une loco Athearn avec ses roues “rugueuses” et quelques wagons Athearn, le problème c´est qu´il faut nettoyer le train après :- )
6007 Thierry Sur cette liste, on en avait causé il y a deux ans environ, et on a été plusieurs à réclamer le schéma, qui a été publié dans cette liste. Voici l´article :
   
Ce montage a été testé pour vous par Ptitrain...
“Ce petit montage économique n´utilise que des composants passifs, il supprime le phénomène d´érosion des roues par électrolyse et formation d´arcs. Il a été diffusé par l´intermédiaire du bulletin interne de la F.F.M.F. (Plaque tournante de juin 1988), et est adopté par de plus en plus de modélistes. Le résultat est surprenant, les roues capteuses acquièrent un beau poli, celles qui sont par avance dégradées se repolissent sans intervention. La crasse n´y adhère plus et les rails deviennent plus brillants. Le procédé, vérifié en expo, supprime quasiment tout nettoyage de roues capteuses (trop fréquent) et limite les plantages.
Le circuit est constitué par 2 condensateurs électrolytiques [on dit aussi “chimiques”, NDLR] de 22 à 47 µF (polarisés) et de deux diodes 1N4001. Les condensateurs sont montés tête-bêche, + contre  +, pontés par des diodes qui sont aussi montées en opposition, cathode contre cathode (c´est-à-dire côté anneau contre côté anneau).
Le point central qui réunit ces 4 composants reste “flottant”, il n´est relié à rien. Un couple de condensateurs-diodes est relié à chaque borne du moteur. Ce système fonctionne quelle que soit la polarité des rails, donc du sens de marche. Attention, bien respecter les polarités. La charge du condensateur concerné par la polarité traction du moment est acquise à travers sa diode de la branche directe, elle resterait confinée si le moteur ne tournait pas, mais les crêtes de commutation sollicitent les composants de l´autre branche (inverse) qui jouent le rôle d´étouffoir. Ce circuit permet entre autres aux moteurs à induit sans fer de s´accommoder du courant haché. Par contre il ne supporte pas la HF. Celle-ci est de l´alternatif et les condensateurs se comportent alors comme court-circuit (destruction).
Essais sur table : des parasites sont engendrés par le moteur — cela crée des étincelles au niveau des roues. Avec le montage genre Roulnet, le courant continu expédié dans la voie n´est quasiment pas “abîmé” !
7085 Jean-Pierre Maniquaire (A.M.F.N.) (À propos de nettoyage des voies.) Comme nous avons, en effet, une grande expérience en la matière, nous vous conseillons de lire notre page consacrée à ce sujet.
“Jidé : De nos jours des condensateurs au tantale feront sûrement mieux l´affaire que des chimiques : bien plus petits et de meilleure qualité.” Attention : les tantales n´ont pas du tout les mêmes caractéristiques que les électrolytiques : ils présentent une résistance interne importante qui les rend inaptes aux fonctions de filtrage, comme ici. Je pense qu´il vaut mieux s´en tenir aux électrolytiques, surtout qu´on en trouve maintenant des miniatures à peine plus gros que les tantales.
L´encre de cette page était à peine sèche que notre ami Jean-Marc Spaggiari avait déjà construit et testé pour Ptitrain notre Roulnet du pauvre...
Jean-Marc SpaggiariRoulnet et Meccano
... Salut JiDé ! J´ai monté, style Meccano électronique, un système à la “Roulnet”... J´ai acheté les composants chez R.A.M. à la Nation (131, bd Diderot, 75012 Paris, tél. 01.43.07.62.45) [un commerce parisien très sympa, le dernier qui fasse caverne d´Ali Baba, et dont on avait oublié de parler dans nos discussions sur les “bons endroits de l´électronique”, N.D.L.R.], et le domino chez Bricolex, à Courbevoie.
Le montage a pris cinq minutes, même pas. J´ai dénudé un bout de domino pour qu´il prenne encore moins de place, et pour gagner une vis dans mes stocks 
Au niveau du prix : composants électroniques, 0,11 euro ; domino : 0,04 euro !!! Au niveau largeur, ca rentre tout juste comme il faut dans ma “Amtrak”... Je n´ai pas trouvé de domino plus petit, ce qui est dommage, mais on doit pouvoir gagner encore un peu de place...
6299 Pascal Banneville Ayant pas mal fait tourner le réseau ce week-end, voici quelques infos : le white-spirit donne toujours de bons résultats après une semaine d´utilisation (mieux que l´alcool). J´avais lancé le débat nettoyage car mon A1A-A1A avait quelques problèmes de prise de courant. J´ai résolu le problème de façon radicale en revoyant à la hausse la voie (écartement entre les deux roues d´un même essieu) des essieux capteur de courant. Avec ce nouvel écartement (j´avais déjà appliqué cette solution sur une 141-R Jouef de 1978) la prise de courant est optimale avec des ralentis “géniaux”.
7417 Pascal Banneville Je confirme qu´après un mois de fonctionnement du réseau la méthode retenue pour son nettoyage suite à la discussion que nous avons eue (white-spirit très léger + essuyage) est efficace dans le temps et me donne satisfaction.
7434 xavier.thiriet A propos, j´ai été amusé de lire, dans le numéro de mars de Model Railroader, un article sur le nettoyage des roues de nos locomotives. Eux ne préconisent pas la gomme (la majorité des roues là-bas sont nickel plated, c´est-à-dire plaquées, donc l´abrasion entame cette couche. La méthode simple est de tenir la loco sur la voie, alimentée, avec un bogie qui prend le courant, l´autre posé sur un “tampon” textile imprégné d´une solution adéquate (matos vendu par certains fabriquants à prix d´or). La solution de grand-père : un chiffon imprégné d´“isopropyl ribbing alcohol” (j´aimerais savoir à quelle dénomination francophone cela correspond !!!). Problème : avec nos bécanes européennes avec boudins hénaurmes, captage mal foutu et pneus, c´est pas si simple... Mais faisable !
7436 xavier.thiriet Au club, nous avions essayé un outil sympa : il s´agit d´une gomme, montée comme un disque abrasif sur une perceuse (outil de dentiste, ceux-là sont très aidés quand ils sont modélistes). En freinant la roue avec un doigt, et en la faisant tourner avec ledit outil, on... gomme la crasse. Quand il a fallu faire le nettoyage de tous le matos remorqué circulant sur le réseau du club, ben, ça nous a bien aidés !!!
Jean-Marie Quidet Et pourquoi pas l´alcool à brûler tout simplement ? J´en utilise depuis des années sans aucun problème, il n´attaque pas les plastiques, s´évapore assez vite, dégraisse parfaitement, colle les poussières (il n´y a plus qu´à gratter et ça part tout seul comme une “croûte”, et c´est pas cher ! Seul risque, l´inflammabilité, faut ouvrir la fenêtre ! Mais on n´est pas obligé d´en mettre des litres ! Il est souverain sur le tampon du wagon nettoyeur Roco pour les rails encrassés.
7477 Gérard Huet Le white-spirit est effectivement bien meilleur que l´alcool à brûler (produit à prohiber). C´est à la fois nettoyant et légèrement gras : tout ce qu´il faut pour assurer de bons contacts et une absence d´oxydation. Le meilleur, alimentations à courant continu “pur”, c´est de monter un module Roulnet dans les machines, afin de suprimer les étincelages aux roues qui sont la principale source d´encrassement des roues des engins moteurs.
7495 Philippe Moniotte Les échanges de mails à propos d´alcool isopropylique me laissent un peu l´impression qu´il y a encore du flou dans certaines définitions. Comme l´usage de tels produits peut déboucher sur des problèmes de sécurité et de santé, je vais essayer d´achever la clarification :
Alcool est un terme général couvrant une vaste famille de substances n´ayant à peu près rien en commun au point de vue de l´apparence, des propriétés et de la toxicité (les sucres, par exemple, sont aussi des “alcools”). C´est peut-être ce qui entretient l´ambiguïté... Ceux dont nous parlons ici sont :
1) l´“alcool à brûler” ou méthanol ou encore alcool méthylique. Il est très toxique et très volatile. Son usage est a proscrire pour toute autre chose que.. de le brûler ;
2) l´alcool “bon goût”, ou éthanol ou encore alcool éthylique. Celui des boissons alcoolisées. C´est le seul qui soit réellement inoffensif (à doses raisonnables !). Il est cher s´il n´est pas dénaturé (c´est-à-dire mélangé à une substance toxique), parce que les taxes qui le grèvent sont phénoménales ;
3) L´alcool isopropylique (ou isopropanol ou 2-propanol) qui est plus toxique que l´éthanol, mais beaucoup moins que le méthanol. Il est aussi un peu moins volatile que les deux premiers. Son usage est possible en tant que nettoyant, moyennant une bonne ventilation. Beaucoup de spécialités en contiennent (les produits miracles pour enlever les taches de toutes sortes), ainsi que les produits anti-gel pour les lave-glace de voitures. Je pense que l´isopropanol est réellement le produit de choix pour nettoyer les rails, quitte à le faire suivre par une très légère application d´huile très fine. Sous un ou l´autre des noms ci- dessus, il est très généralement disponible en droguerie.
À suivre

Note — Les textes ci-dessus n´engagent pas la responsabilité du magazine Ptitrain. ni celle de leurs auteurs, ni celle de personne !
Ptitrain, l´e-magazine du train éclectique... — Directeur de la publication : Christophe Franchini.
Rédacteur en chef : Jean-Denis Rondinet. — Rév. 17-06-2002 11:32