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 Souvenez-vous
de ce schéma La prise “S” est reliée
au secteur 220 volts et le bloc “CH” représente un chargeur de batterie, c´est-à-dire
un ensemble transformateur + redresseur + limiteur de courant. Nous avions à tort conseillé à nos
lecteurs de considérer les batteries NiMH à l´égal des batteries litium-ion, c´est-à-dire
de ne pas essayer de les recharger avec un simple montage maison (montage à microprocesseur : eh bien,
nous étions trop pessimiste ! Laissons la parole à Elektor :
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« Voici un chargeur d´accumulateurs
universel de très bonne facture permettant de recharger en toute sécurité la quasi-totalité
des cellules cadmium-nickel (CdNi) et nickel-métal-hydrure (NiMH). [...] Il ne s´agit
pas d´un chargeur rapide vu que l´on travaille au courant de recharge standard soit un
dixième de la capacité de l´accu, en combinaison avec une durée
de charge allant de 10 à 14 heures.
« Grâce à l´arrivée sur le marché
des accu NiMH, les capacités ont fortement augmenté et on n´a plus à se soucier du maudit
effet de mémoire qui caractérisait les accus CdNi des premières générations.
[...] Il est possible de mettre l´accu en recharge sans risque tant que l´on respecte le courant de charge
de 1/10 de la capacité de l´accu. [...] Il n´y a pas d´inconvénient à effectuer
une charge de 20 heures en cas d´oubli ou d´impossibilité de faire autrement. [...]
« Si l´on veut recharger simultanément plusieurs
accus, il suffit de les mettre tout simplement en série [...] le même courant de charge traverse toutes les
cellules qui se chargent donc simultanément. [...] Si l´on charge plusieurs accus pris en série, la
tension de charge minimum sera 1,5 volt multiplié par le nombre d´accu + 3 volts. Pour 4 cellules
par exemple il faut une tension d´alimentation de 9 volts (4 x 1,5 + 3). Il n´y a pas d´inconvénient
à disposer d´une tension d´alimentation supérieure vu que le courant de charge ne dépassera
jamais [la valeur nécessaire ; la tension maximale d´entrée est de 37 volts]. Le LM317T devra
être doté d´un petit radiateur. Bien qu´il n´y ait pas de risque de destruction s´il
venait à s´échauffer trop [...] des températures trop élevées ne sont pas facteurs
de longévité. »
 Voilà donc le
schéma de l´intérieur de notre chargeur “CH”, revu selon le schéma du magazine Elektor.
On voit, de haut en bas et de gauche à droite :

— La micro-prise P3 de la page précédente ;
— Un bloc-secteur S que vous aurez récupéré ;
sa tension de sortie en volts (V) est toujours imprimée dessus, ainsi que la nature du courant (DC ou CC ou une
icône se lit “courant continu” ; VAC
ou AC ou CA ou une icône se lit “courant alternatif”).
Pour l´instant il nous faut du CC et une tension
supérieure de 3 volts à celle de l´accu.
Pour calculer la valeur de la résistance R1, voici un petit tableau.
Entrez le courant désiré (capacité de l´accu divisée par 10) puis cliquez sur “Calculer”.
Vous choisirez la résistance immédiatement supérieureparmi les valeurs “normalisées”
(10, 12, 15, 18, 22, 27, 33, 39, 47, 56, 68, 82). Exemple : vous avez calculé 19,37 ohms, alors vous prenez
22 ohms.
Comme nous, vous aimez les choses simples ? Vous êtes encore
plus content quand ça tient sur un domino et que ça coûte un peu plus qu´un euro ? Eh bien,
revoilà le schéma ci-dessus, dans la vraie vie :

On a délicatement écarté avec une pince les extrémités
des trois pattes du LM317 (E entrée, S sortie, C commande) pour qu´elles aient la largeur d´un domino
électrique standard. On a relié par des fils fins la prise P3, le bloc secteur et le domino. On a serré
les fils d´un petit condensateur (attention de bien repérer le côté du plus et celui du moins)
et la résistance. Y a plus qu´à... brancher pendant douze heures...
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