Si vous avez bien
lu et compris (et expérimenté) la première présentation
sur les microP, inutile de repasser en détail ce chapitre, je ne
fais en gros que me répéter. Sinon, place à la révision !
L´opération
consiste uniquement à écrire dans le microP le fichier PicTrain1.hex créé par
MPLAB dans le répertoire du projet. Elle ne nécessite aucune
réflexion, uniquement l´application des règles que
nous allons revoir ci-dessous. Il faut cependant bien comprendre que cette
opération est primordiale car, si le microP est mal écrit,
le montage ne fonctionnera pas, et de plus on peut détruire le microP
en cas de mauvaise manipulation. D´accord, 2,35 euros, ça n´est
pas la ruine, mais ce n´est pas une raison...
Pour l´écriture
dans le microP, il faut disposer du logiciel ICprog et d´un programmateur,
pour ma part j´utilise PIC-01.
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PTI+ Précision. —
Dans ma présentation, je propose la combinaison
IC-Prog et PIC-01, car c’est celle que j’utilise
avec entière satisfaction depuis un certain temps.
J’ai essayé plusieurs autres cartes et logiciels,
mais j’ai trouvé que c’était
la plus simple d’emploi, et qui marchait à tous
les coups. Bien entendu des tas d’autres solutions
sont possibles, vous trouverez même sur Internet
des schémas pour construire vous-même votre
programmateur avec une poignée de composants.
Je ne suis pas un professionnel de la chose, et n’ai
aucun intérêt dans un fabricant ou un autre,
je ne préconise dons rien en particulier. Fidèle à l’esprit
Ptitrain, j’essaye simplement de présenter
une solution qui marche, à un coût raisonnable.
Je n’ai pas non plus les moyens de conduire des études
comparatives des solutions, et je pense que cela ne présente
pas d’intérêt.
Mais quelle
que soit la solution, d’après mon
expérience, il y a deux aspects fondamentaux à prendre
en considération :
1) gestion des fusibles (fuses) : votre système
doit vous permettre d’avoir un contrôle permanent
des fusibles, à chaque écriture dans le microP
;
2) calibrage de l’oscillateur (OSCAL) : votre système
doit vous permettre, à chaque écriture dans
un microP, de récupérer automatiquement cette
valeur et de la réécrire.
99,9% des problèmes proviennent de ces deux dispositifs.
Avec le 1) une
erreur peut être fatale pour votre
microP, et il n’y a rien à faire ; pour
le 2) il y a une précaution qui devrait être
automatique pour vous : avant toute utilisation d’un
microP, il faut le lire et noter la valeur de calibrage.
Pour ma part, je la note sur un petit (tout petit) bout
d’étiquette autocollante collée sous
le microP ; si vous avez un microP devant vous, vous voyez
ce que veux dire “tout petit”. Cela vous permettra
en cas de problème de la réintroduire dans
la mémoire. |
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8.1.
Le logiciel ICprog |
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Ce
logiciel ne nécessite pas d´installation, il faut juste
le lancer. À la première exécution, il est nécessaire
de vérifier les paramètres généraux,
dans le menu Configuration et puis Hardware (ou par F3). 
Trois points sont à vérifier :
 Programmateur :
indique le type de programmateur que vous utilisez ; pour le
programmeur PIC-01, la valeur JDM Programmer fonctionne
bien.
 Ports :
indique sur quel port série le programmateur est connecté (sur
quel port série vous avez connecté le câble),
en général Com1 ;
 Interface :
cochez la valeur Windows API, c´est celle qui fonctionne le
mieux, de l´avis des spécialistes. |
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8.2.
Ecriture |
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Pour
commencer, il faut choisir le type de microP, un PIC
12F675 dans
notre cas .
Attention :
il faut toujours vérifier le type de microP, cela n´est
pas automatique.
Ensuite, il faut
charger le fichier .hex, par le
menu Fichier puis Ouvrir
fichier ou l´icône d´ouverture à gauche : |
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Tout est maintenant
prêt pour l´écriture si vous avez l´écran
suivant :
Quelques explications :
 La
fenêtre du haut contient le programme, en langage machine ;
c´est assez incompréhensible, mais c´est strictement
conforme au programme en assembleur.
 Dans
la fenêtre du bas il y a la mémoire du microP ; je n´en
ai pas encore parlé pour l´instant, mais en plus des registres
il existe une autre mémoire (dite “EEPROM”), qui a la particularité de
ne pas s´effacer quand on coupe le courant. Oubliez pour l´instant.
 À droite
figurent certains paramètres de l´écriture, que je
vous recommande de contrôler :
— Oscillateur : IntOSC
GP4 indique que nous utilisons l´oscillateur interne de 4
MHz.
— Les fuses sont
de vrais fusibles, que l´on peut faire “griller” ;
il ne doit y avoir que le PWRT de
coché, ; sinon vous pouvez bloquer le microP et il
sera impossible de le réutiliser.
— En bas vous
avez Checksum qui est un peu un contrôle ;
la valeur indiquée ici doit être la même que celle qui
se trouve au haut de l´écran de l´autre outil MPLAB
IDE.
Il est temps maintenant
d´insérer le microP dans le support adéquat sur la
carte (attention au sens),
et puis de mettre le courant.
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PTI+ Recommandation
: Dans notre utilisation, à chaque écriture
du programme, il faut déplacer le microP de
votre plaquette d´essai vers le programmateur
et vice-versa, ce qui arrive très souvent en
phase d´essai.
Or les "pattes"
du microP étant relativement fragiles, je recommande
fortement de monter votre microP sur un support "tulipe",
et c´est ce support qui "supporte" (sic)
tous les montages et démontages : il est bien
plus solide, et puis si finalement une des pattes rend
quand même l´âme, il suffit de changer
le support.
À titre
d´exemple, regardez de près la photo qui
se trouve à côté du sommaire de chaque
page sur le site, entouré de bleu. Vous y verrez
clairement que le microP (8 pattes) est monté sur
un support 16 pattes qui facilite les manipulations. |
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L´écriture
se lance par le bouton marqué d´une icône “éclair” !
Le logiciel vous
demande d´abord confirmation. Ensuite, il commence par lire
le contenu pour retrouver le calibrage de l´horloge. |
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Vous avez donc le message
suivant (OSCCAL =
oscillateur calibrage) :
Le logiciel a lu la
valeur présente dans le microP, ici 3458h,
mais propose bêtement d´utiliser la valeur 3FFFh du
fichier .hex ; la réponse
est évidemment non, il faut conserver la valeur existante.
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PTI+ Vitesse
du microP : La vitesse de l´horloge du microprocesseur
est précise à 1%, mais il y a une condition
: chaque microP est « calibré »,
c´est-à-dire qu´il y a une variable d´ajustement
de la vitesse, spécifique à chaque exemplaire,
déterminé en usine. Avant écriture,
le logiciel lit cette valeur, pour pouvoir la réécrire
avec le programme.
Il propose
cependant de la modifier si on le désire, ce que
je ne recommande bien sur pas !
À titre
de précaution, notez la valeur : un jour, suite à une
fausse manœuvre, vous risquez de l´effacer. |
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Durant toute l´écriture,
vous avez la possibilité d´interrompre l´opération
par Cancel, mais ce n´est vraiment pas recommandé, il
vaut mieux laisser courir jusqu´au bout.
À la fin, le
logiciel vous informe du succès de l´opération (car
après l´écriture il se relit, pour contrôle) ;
si vous n´avez pas ce message, il y a un problème.
Il ne reste plus qu´à le
tester sur la plaque d´essai ; si cela ne marche pas, vérifiez
d´abord l´électronique, l´alimentation et ensuite
le processus d´écriture avant de m´envoyer des mails
vengeurs sur la liste — le montage doit fonctionner du premier
coup. |