Contacts anti-rebonds et “triggers” (2)
But Principe Pratique Matériel Photos
Rappel : on a vu dans la première partie de cette page que nous avions réussi à traiter la maladie du rebond dont sont atteints tous les boutons poussoirs et autres contacts mécaniques. Mais sur notre graphique ( en haut à droite du schéma ci-contre) nous avions remarqué que l´impulsion unique, engendrée grâce à un réseau résistance-condensateur, n´était pas “franche”, qu´elle se terminait en biseau, le signal passant lentement du plus vers le zéro.
Dans beaucoup de cas, on doit fournir aux montages électroniques (qui adoooorent le “tout ou rien” ) des impulsions bien plus “propres” que cela — et donc on doit “nettoyer” le signal.
But Principe Pratique Matériel Photos
Le “nettoyage” est une tâche très simple qui est la spécialité des montages dits triggers (en français : déclenchement). Quand on fournit à un trigger un signal sale, lent ou parasité, il en sort un beau signal bien propre :
Sur la figure D ci-dessus , la sortie “s” de notre montage anti-rebonds précédent est envoyée vers un trigger (le composant triangulaire de couleur bleue). On voit à la sortie du trigger, sur le mini-graphique à droite, combien les flancs de l´impulsion ont été raidis : c´est une vraie impulsion franche qui en sort, avec un passage net du zéro vers le plus.
But Principe Pratique Matériel Photos
Un trigger se présente comme un circuit intégré de la même forme extérieure que, par exemple, notre vieille connaissance le compteur CMOS 4017 . Chaque boîtier comporte 4 triggers (dans le cas du circuit CMOS 4093) ou même 6 (dans le cas du circuit CMOS 40106). Ce qui en ramène le prix de revient à sept centimes d´euro au minimum ! (1)
La fonction trigger est matérialisée sur les schémas par ce symbole :
Petit défaut : un trigger inverse le signal — la preuve, sur le schéma D , on voit que l´impulsion “propre” passe de 12 volts à zéro, pendant que l´impulsion “s” sale à l´entrée passait de zéro à 12. Si on désire absolument ne pas inverser le signal, on mettra tout simplement... deux triggers en série !
Si les hasards du câblage de votre réseau font qu´il vous est plus facile de fournir à vos contacts électriques du zéro volt (masse) plutôt que du 12 volts, vous suivrez la figure F  : on y a échangé la position de la R et du BP afin que celui-ci soit relié à la masse.
Le raisonnement est à peu près le même, à part que le bouton BP décharge le condensateur C dans R quand il est enfoncé, C qui est chargé quand il est au repos.
La valeur des composants a été gardée à l´identique, quoique, dans la vraie vie, le choix optimal gagnerait à être un peu différent. Nous n´entrerons que plus tard dans ces détails.
But Principe Pratique Matériel Photos
Ci Un quart de circuit CMOS 4093 ou bien : 1/6e de circuit CMOS 40106
C Condensateur 10 µF
R Résistance de 1O k
BP Bouton poussoir quelconque, pédale, I.L.S...
 Et aussi : alimentation 12 volts (p. ex. alim020 du Meccano électronique)

(1) Si vous n´utilisez pas tous les triggers contenus dans un circuit, ceux qui resteront inutilisés devront absolument avoir leurs entrées amenées à la masse, il ne faut pas les laisser “en l´air” car ils récolteraient des parasites et les transmettraient au reste du montage. En général, aucune entrée CMOS ne doit rester non branchée quelque part.
Bibl. : divers. — Descr. : poussAR, bouton poussoir, BP, rebonds, anti-rebonds, impulsion, trigger, 40106, 4093, trigger de Schmitt
Note. — Les mots marqués d´un astérisque (*) sont ou seront expliqués dans le “P´tit dictionnaire du Meccano électronique”.

Ptitrain Électronique Meccano électronique Sommaire
Jidé

10.01.2003 17:11

Ptitrain, l´e-magazine du train éclectique. — Directeur de la publication : Christophe Franchini.
Rédacteur en chef : Jean-Denis Rondinet