 |
Ptitrain Darjeeling,
the Toy Train (2)
|
|
À
mi-chemin du septième ciel |
Un clic sur une photo vous la montrera en grand ; puis vous cliquerez
sur le bouton page précédente de votre navigateur |
La première
partie de cette chronique expliquait les ressorts de mon choix du Darjeeling Himalayan Railway
le rêve, l´exotisme, la nouveauté et la facilité
de transposition au point de vue du tracé des voies.
Avant de faire voler les copeaux,
il me paraît sage de cogiter quelque peu à propos de l´objectif de ce projet,
des moyens pour y parvenir et des obstacles à surmonter. Une sorte de cahier des charges,
assorti d´un peu de philosophie modélistique... |
|
2) L´ascension
à flanc de montagne, au moyen d´un rebroussement (photos 7 à 9 )
les Indiens disent zigzags et d´une boucle avec passage supérieur.
3) Un passage à double voie
pour les croisements en ligne.
4) Un point d´arrêt à
l´endroit le plus élevé du réseau, qui ne sera évidemment
pas Darjeeling, bien trop grand pour être évoqué ici sans tomber dans
le ridicule.
Tout cela ne laisse guère de
place pour des coulisses, aussi compté-je utiliser un système de chargeurs amovibles.
Cette astuce permet, outre un gain de place, de manipuler le matériel roulant sans le toucher
un avantage significatif, surtout en expo.
Le plan du réseau est encore très
schématique, et pour une bonne raison : avant de l´arrêter, je voudrais
connaître les performances dont seront capables les locos de Backwoods. C´est un amusant
renversement de situation que de devoir se poser une telle question : dans un réseau
qui respecte fidèlement les contraintes de la réalité en terme de pentes et
de rayons, les modèles sont d´habitude très à l´aise et passent
sans problème. N´ayant aucune référence en qui concerne le kit de la
Class B (aucun des amateurs que je connais ne semble l´avoir encore terminé)
et ses qualités de roulement, je tiens à lui adapter le tracé du réseau,
faute de pouvoir faire l´inverse. Les pentes et les courbes que la machine sera capable de
négocier deviendrons ma norme, à moins qu´elles n´excèdent en fin
de compte celles de la ligne réelle. |
 |
 |
 |
 |
Ensuite,
les modules devront pouvoir fournir de nombreuses possibilités
de photographies. Je les vois constitués d´une suite de saynètes,
représentant autant de vignettes de la vie du D.H.R. et de cette région du monde.
Photos 7-8-9. Sur ces trois photos,
un train négocie le rebroussement
(zigzag) numéro 5.
Auteur et copyright : David Churchill. |
|
|
 |
|
|
Plausibilité
et couleur locale seront les maîtres mots, plutôt qu´une fidélité
absolue à la réalité spécifique de telle ou telle localité. C´est
la partie réellement fascinante du travail, car elle implique d´apprendre à
connaître le pourquoi des choses, à se documenter sur les origines du D.H.R., sa manière
d´opérer, la vie des populations locales, leurs habitudes, le commerce, le climat,
l´agriculture et même les religions (pourquoi y a-t-il un temple à cet
endroit ?)...
Pour ce qui est des détails,
tels que la menuiserie, la voie, le matériel roulant, l´alimentation et le contrôle,
quelques décisions se profilent, dont je vous parlerai au fil des épisodes. Ce que
je peux dire, c´est que, propriétaire d´un grand réseau fixe commencé
il y a vingt ans, j´ai commis beaucoup d´erreurs que je ne referai plus : j´en
ferai de toutes nouvelles .
Mon plus grand espoir est que cette chronique
en temps réel puisse devenir dans une certaine mesure interactive.
Les suggestions et commentaires sont, faut-il le dire, les bienvenus et je vois dans cette possibilité
qu´offre un magazine en ligne, un immense avantage (pour l´auteur) par rapport à
une publication papier, nécessairement plus formelle.
Enfin, voici encore quelques liens :
celui de la ville
de Darjeeling, avec un plan, un historique et quelques photos du D.H.R. ;
le site du Gemme,
qui construit actuellement un modèle de la boucle de Chunbhati;
le site de l´Unesco,
qui a récemment classé la ligne patrimoine mondial de l´humanité ;
|
|