
Ce projet présente une amusante particularité :
quand un train quitte la gare, il pénètre dans une coulisse (un tunnel) et s´y arrête ;
la loco est dételée électriquement, repart lentement puis arrive après quelques instants...
dans la remise du dépôt ! Une autre loco part de la gare, haut-le-pied, s´enfonce dans le tunnel
et en revient avec un convoi en jouant, précise Clive Lamming farceur, celle qui vient de loin.
Il n´en fallait pas plus pour que Jidé, qui se concoctait
un micro-réseau depuis dix annnées, passe enfin de la réflexion à l´action et s´en
aille chercher, dans son deux-pièces de célibataire parisien de 20 mètres carrés, l´espace
nécessaire à ce projet.
Peau de balle ! Un L de deux branches d´au moins 150 cm,
ça ne rentrait nulle part. À moins de coucher dessous ou de s´asseoir dessus. Eurêka !
S´asseoir sur son réseau ! |
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Sitôt dit, sitôt étudié, sitôt dessiné,
les planches de latté de 16 mm sitôt coupées, collées, vissées, sitôt
la caisse en L recouverte de tissu d´ameublement agrafé : une banquette était née dans
la salle à manger-salon, enclave spacieuse, protégée de tout, où les trains et accessoires
pouvaient rester en place après le jeu, et invisible aux étrangers furtive, en un mot
Moins de deux ans après, le réseau banquette
était suffisamment avancé dans sa fabrication pour avoir les honneurs du susdit Loco-Revue
(n° 430 de septembre 1981) avec des photos et des textes du jeune Jehan-Hubert Lavie
et des dessins hyper-chiadés de R. Le Guellec... |
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