Le 4017 aux orties ! Vive le “super4017” !
But Principe 1 Principe 2 Principe 3 Matériel
La saga que Ptitrain a consacrée au circuit compteur 4017 pourrait rebondir cette année, si l´on faisait sauter quelques-uns des défauts de ce petit circuit tout (trop ?) simple.
Le fonctionnement de base du 4017 est facile à comprendre : une entrée horloge reçoit un tic-tac (horloge) cadencéà la vitesse que l´on désire (régulière ou irrégulière). Une par une chacune des dix sorties présente une tension de + 12 volts. Le cycle peut être forcé à moins de dix, par exemple 1, 2, 3, 4, 1, 2, 3, 4...
But Principe 1 Principe 2 Principe 3 Matériel
Première amélioration possible : on veut que le compteur puisse tourner dans un sens ou dans l´autre, à volonté !
But Principe 1 Principe 2 Principe 3 Matériel
Deuxième exigence : à volonté, le circuit pourra se placer dans une position donnée (pré-positionnement). Par exemple la sortie 10 pourrait être validée à tout moment, indépendamment du cycle.
 
But Principe 1 Principe 2 Principe 3 Matériel
3e principe (non représenté graphiquement) : ce qui “sort” des dix bornes peut être à volonté, du plus (12 V) ou rien (0 volt). On peut donc dessiner à la sortie une onde ayant la forme qui nous plaît sans devoir jouer avec des réseaux de diodes : 0, 1, 1, 1, 0, 0, 1, 1, 0...
4e principe (non représenté graphiquement) : il peut y avoir plus de dix sorties (seize par exemple) et elles peuvent être chaînées (32, 64 sorties...).
5e idée : notre super-4017 sera utilisable dans les deux sens...
Dans la foulée, nous ne serons plus à une révolution près — et nous apprendrons à faire fonctionner des horloges plus simples et moins chères que celles à 555.
But Principe 1 Principe 2 Principe 3 Matériel
La base matérielle de notre futur “super-4017” (un produit qui n´existe pas à l´état naturel !) sera la mise en série de deux ou plusieurs boîtiers de circuits logiques simples ayant chacun les caractéristiques idéales pour satisfaire aux 6 points de notre cahier des charges.
Le premier des circuits de base sera par exemple un compteur comme le 4029 qui comporte :
1° une entrée d´horloge, comme d´habitude (c´est-à-dire comme notre vieux 4017) ;
2° une entrée de remise à zéro (RAZ), comme d´habitude ;
3° une entrée “comptage-décomptage” (voir “Principe 1” ci-dessus) ;
4° deux bornes de “retenue” permettant le chaînage ;
5° une borne forçant le pré-positionnement sur un chiffre donné (”Principe 2”) ;
6° ce chiffre étant communiqué au circuit via quatre autres bornes selon un code binaire (quatre borones = 16 chiffres possibles de zéro à quinze) ;
7° et enfin des sorties, binaires elles aussi, donc sur 4 bornes (0 à 15).
Nous ne nous étendrons pas outre mesure sur la codification binaire, pour laquelle nos lecteurs n´auront que l´embarras du choix dans la littérature ou sur Internet. Rappelons simplement ceci :
Quand on dispose d´une seule ampoule A (une ampoule, par exemple, mais le raisonnement est le même avec des relais, interrupteurs, etc.) , qu´on ne peut que éteindre ou allumer (code binaire, c´est-à-dire à deux positions, zéro et un), on peut communiquer deux informations, par exemple (dans le cas d´une commande de signalisation ferroviaire) feu rouge-feu vert. Ampoule A allumée = feu rouge. Ampoule A éteinte = feu vert.
Avec deux ampoules, on dispose de quatre infos possibles : A éteinte, B éteinte = feu vert. A éteinte, B allumée = feu orange. A allumée, B éteinte = feu rouge — A allumée, B allumée = sémaphore...
Continuons : trois ampoules A, B et C = 8 possibilités.
Et enfin, avec quatre ampoules A, B , C et D = 16 positions possibles... Stop, ça nous suffit pour aujourd´hui ! Vérifiez dans le film ci-contre qu´il y a bien seize combinaisons pour ces quatre ampoules, depuis “toutes éteintes” jusqu´à “toutes allumées”.
Les informaticiens appellent ces quatre ampoules des bits. Avec quatre bits on gère seize infos. L´ampoule A est l´unité (comme le “9” du nombre “1789”), l´ampoule B compte les dizaines (comme le “8” de “1789”), l´ampoule C les centaines (comme le “7” de “1789”), l´ampoule D les milliers (comme le “1” de “1789”). Notez un point de vocabulaire : l´information transmise par le A est moins “lourde” (de signification), son “poids” est plus faible, que celle transmise par le “D” (de même que, dans le langage humain décimal habituel, une erreur commise sur le 9 du nombre 1789 serait moins grave, moins lourde de conséquences, qu´une erreur sur le 1 : 1788 euros est presque identique à 1789 euros, 2789 euros est très différent !
Le tableau ci-dessous résume en seize lignes les seize combinaisons ; le nombre “binaire” recopie avec des (ampoule éteinte) et des (ampoules allumée) le fim ci-dessus. (Le chiffre “hexa” — rassurez-vous, sans intérêt pour aujourd´hui — est une représentation abrégée, sténographique... On en aura peut-être besoin un autre jour.)
Ampoule
sur la sortie D
Ampoule
sur la sortie C
Ampoule
sur la sortie B
Ampoule
sur la sortie A
Combinaison
correspondante
Le même chiffre
“en binaire”
D C B A
Le même chiffre
“en hexa”
(abrégé)
éteinte
éteinte
éteinte
éteinte
0
0 0 0 0
0
éteinte
éteinte
éteinte
allumée
1
0 0 0 1
1
éteinte
éteinte
allumée
éteinte
2
0 0 1 0
2
éteinte
éteinte
allumée
allumée
3
0 0 1 1
3
éteinte
allumée
éteinte
éteinte
4
0 1 0 0
4
éteinte
allumée
éteinte
allumée
5
0 1 0 1
5
éteinte
allumée
allumée
éteinte
6
0 1 1 0
6
éteinte
allumée
allumée
allumée
7
0 1 1 1
7
allumée
éteinte
éteinte
éteinte
8
1 0 0 0
8
allumée
éteinte
éteinte
allumée
9
1 0 0 1
9
allumée
éteinte
allumée
éteinte
10
1 0 1 0
A
allumée
éteinte
allumée
allumée
11
1 0 1 1
B
allumée
allumée
éteinte
éteinte
12
1 1 0 0
C
allumée
allumée
éteinte
allumée
13
1 1 0 1
D
allumée
allumée
allumée
éteinte
14
1 1 1 0
E
allumée
allumée
allumée
allumée
15
1 1 1 1
F

Descr. : binaire, compteurs, 4017, 4029, LSB, MSB, super4017
Note. — Les mots marqués d´un astérisque (*) sont ou seront expliqués dans le “P´tit dictionnaire du Meccano électronique”.
Ptitrain Électronique Meccano électronique (super4017a) Sommaire
Jidé

16.08.2005 15:44

Ptitrain, l´e-magazine du train éclectique. — Directeur de la publication : Christophe Franchini.
Rédacteur en chef : Jean-Denis Rondinet