 |
 |
 |
 |
 |
|
 |
|
 |
Entre autres enseignements,
celui de la signalisation me paraît primordial dès l´âge
le plus tendre.
 |
 |
|
N´est-elle pas de mon avis, cette maman qui
manoeuvre un sémaphore Lartigue sur le réseau du Nord, et qui a emmené sa petite
fille pour l´assister ? (Cela dit, je ne sais pas encore moi-même comment ce signal
complexe donne des ordres aux trains, mais j´ai des documentations dans lesquelles je vais
devoir me plonger...).
La
signalisation ferroviaire, c´est “l´obéissance immédiate et absolue
de tous, quels que soient le grade et les fonctions”, et il n´est pas besoin d´être
un vieux c...n réactionnaire
pour savoir que cette notion d´obéir sans râler n´est pas des plus répandues
dans l'esprit de nos chers descendants

 |
 |
 |
 |
|
|
|
 Nous
avons donc, dans un premier temps, mis à profit notre jeu de construction “Technico”,
un système pas inintéressant
pour des tout-petits, sur le plan pédagogique, mais d´une échelle vraiment exagérée :
la visserie a un diamètre de quinze millimètres, et la moindre construction
ambitieuse fait un demi-mètre
de haut... Démontage obligatoire, donc, dès fini. Cela dit, pour faire un Lartigue,
ces défauts étaient
des qualités,
les signaux à imiter
ayant des tailles incroyables !
 Le
signal est fonctionnel, puisqu´il peut changer de position moyennant une action de resserrage
d´une vis. Et il a bien joué son rôle pédagogique (ainsi que
le sifflet, que le fabricant L.G.B. avait eu la bonne idée d´inclure dans la boîte
de départ...).
La base du signal est constituée de plein
de boulons et d´écrous afin de faire du poids et d'assurer la stabilité. |

 |
 |
 |
 |
Quelques
années plus tard, trève de plaisanterie ! Nous disposons dorénavant de
plusieurs engins moteurs (occasions de la
Caverne du rail) et nous devons pouvoir les commander réellement : avec
deux trains en gare, seul celui qui reçoit “voie libre” doit pouvoir démarrer.
|
|
 |
|
 |
 |
 |
 |
|
 |
|
 Le
problème est trivial, et il suffirait d´une section de rail ,
de deux éclisses isolantes et d´un bouton poussoir pour le résoudre. Mais...
nous ne voulons pas, sur un réseau qui est posé en provisoire à même le
parquet, du moindre fil qui traînerait dans nos jambes. Et un bouton poussoir ne changerait
pas la position du signal...
Quant à la voie
(flottant sur le parquet, réseau provisoire oblige), elle doit conserver une rigidité mécanique
très grande qui ne se marie guère avec l´éclissage en plastique. Que faire ?
 Nous
allons tenter de provoquer une solution de continuité électrique sans éclissage
mou ni filerie et changer en même temps la position de la cible du signal (1). |
 |
 |
 |
 |
|
 |
|
Premier temps, nous
sectionnons un coupon de rail, près d´une extrémité. Nous allons réunir,
en laissant un espace d´un millimètre, les deux morceaux avec
une pseudo-éclisse tirée d´une chute de circuit imprimé vierge, ou (à la
rigueur, mais c'est moins solide...) de circuit à bandes cuivrées .
L´éclisse doit tenir entre deux traverses et dans l´épaisseur du profilé du
rail, ce qui nous donne des dimensions maximales de 21 sur 4 millimètres .
Un trait de cutter est nécessaire, bien sûr, pour séparer en deux, en son milieu, la
couche cuivrée
de l´éclisse. |
 |
 |
 |
 |
Deux trous sont
percés dans les
rails bien décapés et dans l´éclisse, d´un diamètre d´un
millimètre
(ou 1,5 si vous avez des stocks de visserie de
ce diamètre)
(2). L´éclisse est mise en place, la visserie serrée
(sans excès : à ces diamètres,
il ne faut pas forcer car la vis cassera). Un petit point de soudure pour
assurer un bon contact, et on coupe (pas trop au ras) ce
qui dépasse à l´extérieur (3).
Les deux morceaux de rail sont isolés, la solidité mécanique n´est pas
mise en défaut (pour les méfiants,
un peu de colle entre rails et traverses ?). |
|
 |
|
|