5. Aménagement du couvercle du bocal

Dans le couvercle en métal d´au moins 60 mm de diamètre, forer deux trous de 10 mm de diamètre, centrés sur le diamètre du couvercle et distants entre eux d´environ 13 mm :



Fig. 9-1, 9-2.

Dans le mètre de tube en cuivre de 10 déjà amputé de 30 mm (cf. « Élaboration du gabarit »), scier deux morceaux : l´un de 8 centimètres (que nous appellerons simplement « 8 cm ») et l´autre de 10 centimètres (que nous appellerons « 10 cm ») (fig. 9.2).
En les laissant dépasser de 3 centimètres à l´extérieur du couvercle, nous fixerons (voir plus loin) les deux morceaux de tube de 8 et 10 cm sur ce couvercle, le tube de 10 cm plongeant évidemment plus profondément dans le bocal que son voisin :



Fig. 10.

Dans son article daté de 1981, André Saenens fixait les deux tubes au couvercle en les collant à l´Araldite. Quelque temps plus tard, il quittait l´A.L.A.F. en emportant son appareil à ballaster, et personne ne sait si cela a bien tenu dans le temps. Quelqu´un, plus tard encore, fixa les deux tubes en les soudant directement sur le couvercle. Cela n´a pas tenu longtemps à cause des contraintes exercées par les manipulations des tuyaux en plastique sur les deux tubes de cuivre et, par conséquent, sur la mince épaisseur du couvercle (voir « Raccords », plus bas).
Voici ma solution personnelle : dans le déchet de cuivre de 20 x 20 cm, épais d´au moins un demi-millimètre, j´ai découpé deux plaques au même diamètre que le couvercle en métal. J´ai foré deux trous de 10 mm de diamètre, centrés et distants entre eux, exactement de la même manière que sur le couvercle (voir le premier paragraphe de l´« Aménagement du couvercle du bocal »).
Je les ai fait coïncider avec ceux du couvercle. Les deux plaques prennent ainsi le couvercle en sandwich et le renforcent lors de la soudure des deux tubes en cuivre. En effet, sur ces deux plaques de cuivre placées de part et d´autre du couvercle, c´est maintenant seulement que l´on soude les tubes en cuivre de 10 cm et de 8 cm de longueur qui traverseront donc trois épaisseurs de « couvercle métallique » :

Fig. 11.

Visser le couvercle sur le bocal, s´assurer de son étanchéité et, au besoin, faire un joint amovible à l´aide de toile isolante d´électricien.
Si vous avez choisi de vous aventurer dans le « tout plastique » et la colle adéquate, vous vous trouverez sans doute avantagé par l´emploi d´un couvercle et de tubes en plastique.

6. Raccords



Fig. 12. De gauche à droite : le gabarit, le bocal, l´embouchure, le tube de l´aspirateur, l´aspirateur.
Les sections de tuyau 8 x 12 en plastique transparent et les autres raccords ne sont qu´esquissés au moyen de doubles flèches.

Prendre le tuyau en plastique cristal (transparent) de 8 x 12, couper un morceau de 20 cm que nous appellerons « 20 cm » et le mettre de côté jusqu´au dernier paragraphe de ce chapitre. Au cutter, découper le reste en deux parts égales.
Prendre alors l´une de ces moitiés. Sur quelques millimètres de long, introduire la sortie en cuivre du gabarit dans une extrémité du tuyau en plastique 8 x12 (fig. 12.1). Au besoin, chauffer un peu l´extrémité de ce tuyau en plastique pour l´assouplir. Introduire l´autre extrémité de ce tuyau dans le morceau de tube en cuivre « 10 cm » qui traverse le couvercle du bocal et par lequel tombera l´excédent de ballast.
Introduire une extrémité de l´autre tuyau de plastique dans le tube de cuivre « 8 cm » qui traverse lui aussi le couvercle du bocal et par lequel passera l´air aspiré. Lisez le paragraphe suivant avant d´introduire l´autre extrémité de ce tuyau dans le tube de l´aspirateur et d´assurer la tenue et l´étanchéité du raccord à l´embouchure au moyen de toile isolante ou tout autre moyen (embout en liège, en plastique, etc.)
Si l´aspiration, déjà réglée au minimum, s´avère encore trop forte, doubler le tuyau entrant dans le tube de l´aspirateur par le second morceau de tuyau de plastique de 20 cm de long. On pourra alors contrôler l´aspiration au moyen du doigt ou d´un robinet approprié.

7. Mode opératoire

1° Couvrir de ballast la voie et la semelle en liège (pas nécessairement biseautée). Le ballast doit recouvrir totalement l´ensemble, traverse et rails inclus (fig. 13).
2° Passer un doigt ou tout objet pouvant le remplacer sur les deux rails à la fois (comme le ferait un chasse-neige) de façon que le ballast ne dépasse plus la hauteur des rails.
Fig. 13. Gabarit posé sur la voie avant l´aspiration du ballast.
Fig. 14. Gabarit posé sur la voie pendant l´aspiration du ballast.

3° Placer le gabarit sur les rails de façon que ses deux encoches suivent facilement les deux rails fig. 13).
4° Mettre le moteur de l´aspirateur en marche. L´excédent de ballast sera happé par le gabarit. Il tombera dans le bocal où il sera récupéré pour servir à nouveau. Normalement, sur la voie, le ballast devra former un trapèze parfait sans recouvrir les traverses (fig. 14)
Bien entendu, il faudra procéder à quelques essais car un résultat parfait dépendra des quatre critères suivants :
— la profondeur des encoches du gabarit (à ajuster prudemment à la lime) ;
— la façon de tenir le gabarit plus ou moins incliné ;
— la manière de lui faire suivre les rails plus ou moins rapidement ;
— le bon état de marche et la puissance (souvent réglable) de l´apirateur.

8. Réglage fin, finition

Si l´appareil aspire trop de ballast, diminuer le débit de l´aspirateur et/ou diminuer la profondeur des encoches du gabarit (au besoin en recommençant cette pièce)
Si l´appareil aspire trop peu de ballast , augmenter le débit de l´aspirateur : enlever le sac en papier, augmenter la puissance réglable d´aspiration, déboucher l´embouchure et le tube obstrués et/ou boucher le tuyau de 20 cm en plastique au moyen du doigt ou d´un robinet.  
Finition du ballastage : quelques jours plus tard, lorsque l´ensemble du ballast encollé est sec, repasser l´appareil à ballaster, qui servira cette fois à seulement aspirer les grains de ballast qui auraient échappé à l´encollage.
En raison de la rétraction inégale de volume du ballast durant le séchage, il faudra probablement répéter les processus de ballastage et d´encollage (à la seringue) jusqu´au niveau supérieur des traverses (bien que parfois l´on constate sur certaines voies que le ballast n´atteint pas le niveau supérieur de la traverse ou, à l´opposé, recouvre ces mêmes traverses par endroits (voie fraîchement ballastée, etc.) Les quelques grains de ballast restés encollés sur les traverses seront enlevés au moyen d´un petit tournevis sans rien abîmer.

Jeanine TELLER

Mai 2001
Ptitrain, l´e-magazine du train éclectique... — Directeur de la publication : Christophe Franchini.
Rédacteur en chef : Jean-Denis Rondinet. — Rév. 05/11/2002 0:15