Souvenez-vous,
c´était à la Pentecôte 2004, un vilain petit bout de module résistait
vaillamment à toute tentative de changement de la part de ses auteurs.
Depuis près de deux ans — et ceci malgré une
modification majeure pour assurer le retournement des trains — rien ne venait l´embellir.
Il est vrai qu´on se posait une question de fond :
que faire sur 50 cm x 40 cm ?
Conscient que cela ne pouvait durer, surtout pour
les courageux spectateurs qui ne voyaient aucune modification aux cours des expositions, je finis
par prendre mon courage à deux mains et me lançai dans son réaménagement,
sans grand espoir. Tout d´abord, j´enlevai le plâtre qui se fissurait.
Puis j´entrepris d´en modifier quelque
peu la configuration.
La pose du papier et la colle blanche ne semblaient pas améliorer
un paysage manquant singulièrement d´originalité.
Un fond de gris et un zeste de peinture blanche, à sec,
commencèrent à me redonner espoir.
Mais c´est l´auteur de la
fameuse table de salon en Z, mon adorable petite femme, qui trouva finalement la solution. Un
vieux chalenge de couple bricoleur. Et si je te construisais un phare ? Un clin
d´oeil, une fois de plus, au maître de céans, histoire de causer, quoi...
Sitôt dit, sitôt attaqué. La photo
d´un phare mythique, un peu de carton et déjà l´imagination s´envole.
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 De
la pâte à modeler qui sèche à l´air, un peu de carton et de fil
pour le toit et on s´y croit déjà.
Un peu de peinture et première mise en
place sur le module. C´est un ravissement pour moi, qui imagine la suite, mais une grosse déception
pour Pom. Pas contente de son travail. |
Je persévère et embellis d´une
première couche d´herbe, le gris souris. Le phare commence alors à se révéler.
On en discute et Pom repart à l´attaque,
pas encore convaincue. C´est le lot du créatif, jamais satisfait, toujours à la
recherche d´un insaisissable meilleur... Et pourtant, après bien des soirées,
Pom, à retoucher son phare et moi mon paysage, le résultat apparaît.
Et l´histoire peut commencer. Dans les années 60
une vieille vapeur allemande, restaurée par le club local, promène son lot de touristes,
sur la côte bretonne.
Quelques années plus tard, l´électrification
de la ligne permet aux rames Corail, repoussées aux confins de la France par des T.G.V. envahissants,
de transporter leur lot de pendulaires sur des lignes peu rentables.
Années 2100 : une compagnie indépendante,
helvétique, fait revivre les fameuses locomotives électriques à bielles, pour
extraire l´uranium permettant d´alimenter en combustible les dernières centrales
nucléaires européennes qui fournissent l´électricité au seul moyen
de locomotion encore autorisé, suite aux milliards de dégâts engendrés
par le dérèglement climatique.
Ben, vous voyez, c´était pas si difficile
que ça de transformer un module de 50 x 40 cm. À noter, tout de même,
qu´il a fallu l´intervention de quatre personnes pour le réaliser. Comme au théâtre :
 Pour
la réalisation du coffret en bois : Francis Müller
 À la
pose des voies, du pont et de l´électricité : Christophe
Beuret
 Réalisation
du phare : Pom Padoy
 Paysage,
photos et mise en scène : votre humble serviteur Éric le
Suisse.
La troupe impromptue du Ptitrain
Swiss Team vous souhaite une bonne fin de soirée !
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