La “Télécommande du Troisième Type” (3)
Les schémas

Pas question d´expliquer comment fonctionnent l´émetteur et le récepteur : il doit y avoir des milliers de transistors cachés dans le circuit intégré et on leur fait simplement confiance ! Nous ne ferons fonctionner nos neurones que quand il s´agira d´inventer ce qui va autour et fait de cet ensemble de télécommande passe-partout un instrument ferroviaire. C´est seulement pour prouver la simplicité du projet que je vous montre le schéma de l´émetteur : vous allez admirer les progrès de la technique et compter avec moi les rares composants qu´il a fallu réunir autour du microcontrôleur pour arriver à nos fins... Ce circuit (montré ici en bleu) est évidemment fourni avec un support que l´on peut souder sans risques ! La zone rose qui paraît très fournie... c´est le clavier, en une seule pièce livré monté.
Ne restent que les composants de la zone jaune : deux transistors seulement et 22 pièces diverses...
Le tout tient sur 15 petits centimètres carrés !
Une affaire de patience donc, mais sans risques... Le livret de montage est succinct, mais il suffit de suivre l´ordre de placement, de cocher au fur et à mesure ce qu´on fait et d´arriver comme cela jusqu´au bout...
Ptitrain : Mon cher T.T.T., vous m´avez prêté, il y a une semaine, votre télécommande personnelle. Je l´ai simplement branchée à la place d´un de mes transfos Fleischmann et j´ai pu m´amuser avec. Je dois avouer que la sensation est formidable. Le fait de suivre le train que l´on pilote décuple le plaisir ! Je me suis habitué à l´inertie de l´accélération et du freinage en une demi-heure...
Parfait ! Vous n´avez pas profité de la télécommande des accessoires, mais ça viendra ! Au fait, j´ai fait une petite modification depuis : j´avais prévu une touche pour changer le sens de marche, et on pouvait appuyer dessus par inadvertance — ce qui, à pleine vitesse, entraînerait un déraillement généralisé... Je l´ai supprimée : maintenant, quand on appuie sur la touche “Arrêt d´urgence” alors que le train est déjà arrêté, on change le sens de marche ; sinon il ne se passe rien.
Ptitrain : C´est ce que vous annonciez quand vous nous disiez “c´est vous qui déciderez d´affecter telle ou telle action à tel ou tel bouton” ?
Exactement ! Et j´attends que dans les mois à venir des lecteurs de Ptitrain trouvent et décrivent des “trucs” auxquels je n´aurais même pas pensé. Nous partagerons les expériences ! Il n´y aura pas deux “T.T.T.” identiques !
Un dernier schéma avant que nous passions à la construction proprement dite, qui débutera par une introduction très “basique”... C´est le dessin du récepteur : là encore trois circuits intégré montés sur support pour éviter le choc de la soudure, un transistor (un seul !), un régulateur de tension, et une poignée de composants — mais rien de particulièrement fragile.
Ptitrain : Une question que je me posais, j´espère qu´elle n´est pas idiote : est-ce que l´utilisation de cette “T.T.T.” entraînera une simplification du câblage du réseau ?
En principe non, puisque, avec l´option la plus simple, on vise à un simple remplacement de vos transformateurs et leviers de commandes habituels.
Mais en fait oui, car tout ce qui est “accessoire” étant commandé par des “courants faibles” (12 volts mais aucun ampère : plus exactement quelques millionièmes d´ampère), on pourra, si on le désire, les faire circuler dans des fils de l´épaisseur d´un cheveu [ces câbles en nappes que nous utilisons dans les appareils informatiques (1)], et même... faire circuler 16 commandes pour 16 aiguillages dans un seul cheveu grâce au miracle du “multiplexage” ! Au lieu, dans cet exemple précis, de 3 fois 16 = 48 gros fils aptes à véhiculer 1 à 2 ampères...

Suite : Les choses sérieuses commencent... T.T.T.
Juillet
1999.


(1) Au sujet de l´utilisation des nappes de câblage informatique, voir aussi « le Réseau furtif », n° 6.
 
Ptitrain, l´e-magazine du train éclectique... — Directeur de la publication : Christophe Franchini.
Rédacteur en chef : Jean-Denis Rondinet. — Rév. 03/15/2002 15:46