Pas question d´expliquer
comment fonctionnent l´émetteur et le récepteur : il doit y avoir des milliers
de transistors cachés dans le circuit intégré et on leur fait simplement confiance !
Nous ne ferons fonctionner nos neurones que quand il s´agira d´inventer ce qui va autour
et fait de cet ensemble de télécommande passe-partout un instrument ferroviaire. C´est
seulement pour prouver la simplicité du projet que je vous montre
le schéma de l´émetteur : vous allez admirer
les progrès de la technique et compter avec moi les rares composants qu´il a fallu réunir
autour du microcontrôleur pour arriver à nos fins... Ce circuit (montré ici
en bleu) est évidemment fourni avec un support que l´on peut souder sans risques !
La zone rose qui paraît très fournie... c´est le clavier, en une seule
pièce livré monté.
Ne restent que les composants de la zone
jaune : deux transistors seulement et 22 pièces diverses...
Le tout tient sur 15 petits centimètres
carrés !
Une affaire de patience donc, mais sans
risques... Le livret de montage est succinct, mais il suffit de suivre l´ordre de placement,
de cocher au fur et à mesure ce qu´on fait et d´arriver comme cela jusqu´au
bout...
Ptitrain :
Mon cher T.T.T., vous m´avez prêté, il y a une semaine, votre télécommande
personnelle. Je l´ai simplement branchée à la place d´un de mes transfos
Fleischmann et j´ai pu m´amuser avec. Je dois avouer que la sensation est formidable.
Le fait de suivre le train que l´on pilote décuple le plaisir ! Je me suis habitué
à l´inertie de l´accélération et du freinage en une demi-heure...
Parfait ! Vous n´avez pas profité
de la télécommande des accessoires, mais ça viendra ! Au fait, j´ai
fait une petite modification depuis : j´avais prévu une touche pour changer le
sens de marche, et on pouvait appuyer dessus par inadvertance ce qui, à pleine vitesse,
entraînerait un déraillement généralisé... Je l´ai supprimée :
maintenant, quand on appuie sur la touche Arrêt d´urgence alors que le train
est déjà arrêté, on change le sens de marche ; sinon il ne se passe
rien.
Ptitrain :
C´est ce que vous annonciez quand vous nous disiez c´est vous qui déciderez
d´affecter telle ou telle action à tel ou tel bouton ?
 Exactement !
Et j´attends que dans les mois à venir des lecteurs de Ptitrain
trouvent et décrivent des trucs auxquels je n´aurais même pas pensé.
Nous partagerons les expériences ! Il n´y aura pas deux T.T.T. identiques !
Un dernier schéma avant que nous
passions à la construction proprement dite, qui débutera par une introduction très
basique... C´est le dessin du récepteur : là encore trois circuits
intégré montés sur support pour éviter le choc de la soudure, un transistor
(un seul !), un régulateur de tension, et une poignée de composants mais
rien de particulièrement fragile.
Ptitrain :
Une question que je me posais, j´espère qu´elle n´est pas idiote :
est-ce que l´utilisation de cette T.T.T. entraînera une simplification
du câblage du réseau ?
En principe non, puisque, avec l´option
la plus simple, on vise à un simple remplacement de vos transformateurs et leviers de commandes
habituels.
Mais en fait oui, car tout ce qui est
accessoire étant commandé par des courants faibles (12 volts
mais aucun ampère : plus exactement quelques millionièmes d´ampère),
on pourra, si on le désire, les faire circuler dans des fils de l´épaisseur d´un
cheveu [ces câbles en nappes que nous utilisons dans les appareils informatiques (1)], et
même... faire circuler 16 commandes pour 16 aiguillages dans un seul
cheveu grâce au miracle du multiplexage ! Au lieu, dans cet exemple
précis, de 3 fois 16 = 48 gros fils aptes à véhiculer 1 à
2 ampères... |
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