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Jean-Claude.Grimaldi
Détecteur de présence sur un
canton
Objectif :
Détecter la présence d’un convoi sur un tronçon grâce à
sa consommation.
Si le fourgon de queue est équipé d’une alimentation de
feux de fin de convoi par les rails, l’ensemble du convoi sera localisé. Dans
le cas contraire, ou pour détecter un wagon isolé, il faut mettre au moins un
essieu résistant sur chaque wagon (de nombreux articles traitent de ce sujet et
de la manière de préparer une peinture résistante à appliquer sur l’isolant des
axes).
Montage :
Deux méthodes principales sont utilisées pour détecter la
présence d’un convoi :
- court-circuiter un potentiel à haute impédance par
la présence de la rame (comme sur les réseaux réels),
- détecter une chute de tension de l’alimentation
provoquée par la consommation de la rame.
Court-circuitage d’un potentiel élevé appliqué à la
voie :
L’idée est d’alimenter l’un des rails à la fois par une
diode reliée à l’alimentation de traction et par un potentiel élevé appliqué au
travers d’une résistance de forte valeur.
En présence d’un convoi, son impédance étant faible par
rapport à la résistance, le potentiel chute et s’établit à la tension de
l’alimentation fournie au travers de la diode.
Il suffit de détecter cette chute du potentiel par un
relais ou un amplificateur pour savoir que le canton est occupé.
Si l’on veut rester dans un schéma simple, le système ne
peut fonctionner qu’en courant continu et dans un seul sens, en mettant une
diode en série avec l’alimentation (en sens inverse ou en alternatif et DCC,
c’est par l’impédance interne de l’alimentation et sans besoin de convoi que le
potentiel appliqué à la section sera court-circuité).
Je renvoie à une page de l’AMFN qui traite ce sujet http://amfn.perso.cegetel.net/det2.htm
Détection d’une chute de tension en série avec
l’alimentation :
Compte tenu des contraintes de fonctionnement du circuit
ci-dessus, on peut utiliser un principe totalement différent : détecter
l’effet de la consommation du convoi sur la tension d’alimentation.
J’avais imaginé il y a 35 ans le montage décrit
ci-dessous pour du continu pur, et il a continué à fonctionner sans la moindre
modification avec du JouefMatic puis avec des alimentations plus élaborées. Le
système s’alimente directement sur le DCC. Dans les autres cas, on peut prendre
l’alimentation de contrôle dans l’alimentation de traction avant le rhéostat ou
le hacheur.
La détection ne fonctionne que si la voie est alimentée.
Pour arrêter les trains, il faudra donc, en continu pur, ne pas couper
l’alimentation mais la commuter sur de la HF ou du 5v alternatif qui aura en
outre l’avantage de maintenir l’éclairage à l’arrêt.
La tension d’alimentation est appliquée au canton au
travers de deux diodes D1 et D’1.
Une diode D2 tête-bêche assure le retour pour la polarité
inverse.
La tension aux bornes des diodes alimente la base du
transistor T1.
En l’absence de convoi,
la tension aux bornes des deux diodes est nulle (la résistance R1 dérive
les éventuels courants de fuite) et le transistor ne conduit pas.
Quand un convoi est sur le canton, la tension aux bornes
des deux diodes atteint environ 1v et le transistor conduit.
Un actionneur (relais ou opto-coupleur) est commandé par
le transistor, son alimentation ayant une polarité commune avec le rail servant
à la détection (ce peut être le DCC des rails ou la tension avant hacheur ou
rhéostat dans les autres cas).
D3 protège l’opto et permet de réaliser un
« OU » entre détecteurs.
Un condensateur filtre le signal (mauvais contacts et
détection d’une alternance sur deux).
En courant continu, le schéma de base ci-dessus permet la
marche arrière, mais pas sa détection, ce qui est parfois suffisant. Pour
détecter les deux sens de marche, deux adaptations sont possibles :
- associer deux transistors de polarités inverses et
utiliser une tension de contrôle alternative (alim. traction avant
redressement, hacheur ou rhéostat), comme dans le schéma ci-contre, qui
fonctionne donc aussi en DCC avec l’avantage d’équilibrer la charge et la chute
de tension entre les deux phases,
- remplacer le transistor par un ampli OP monté en
différentiel (un même composant ayant plusieurs entrées peut servir à plusieurs
détecteurs).
Détecteur de passage
opto-électronique
Objectif :
Détecter le passage d’un convoi par la coupure d’un
faisceau invisible.
Le système n’est pas plus coûteux qu’une détection de
passage par ILS, mais détecte avec précision le passage de tout type de
matériel sans nécessiter l’installation d’aimants. En outre, il est plus facile
à fondre dans le décor.
Les utilisations sont multiples :
- anti-talonnement
automatique d’un aiguillage,
- boucle
de retournement,
-
bruitages ou animations (sifflet, passage à niveau, chargement) commandés au
passage des trains,
-
arrêt précis en tête de quai, coupure d’alimentation si l’on s’approche trop
d’un heurtoir,
Dans ces cas,une détection de présence par consommation
de courant est peu adaptée (complication, imprécision entre essieux et
extrémité du véhicule, nécessité de couper les rails et d’avoir des essieux
résistifs, impossibilité de déplacer facilement le point de détection pour
trouver le bon endroit).
Montage :
Principe :
Le convoi est détecté par la coupure du faisceau
lumineux.
La sortie pourra être activée au choix lorsque le
faisceau est établi ou coupé (cf option).
Pour ne pas être visible et s’affranchir autant que
possible de la lumière ambiante, le système utilise un faisceau infrarouge.
Les puristes feront remarquer que le phototransistor est
sensible à la lumière directe du soleil et qu’il faudrait utiliser un faisceau
à lumière modulée pour éviter ce problème. D’une part je n’ai observé le
phénomène qu’avec la lumière du soleil, pas un éclairage artificiel, d’autre
part, l’objectif étant de faire simple, économique et efficace, un petit tube
de papier noir autour du phototransistor évitera si nécessaire la lumière
parasite.
Réalisation (à peine plus d’un euro) :
L’émetteur est une LED de type IRS5 qui émet en dehors du
spectre visible.
Le récepteur est un phototransistor de type IRE5 qui
conduit lorsqu’il reçoit des rayons infrarouges. Ce transistor ne supportant
pas plus de 4mA, le signal ne peut être utilisé directement et doit être
amplifié.
Attention : le phototransistor NPN ressemble
à une LED incolore, mais le méplat correspond au collecteur et donc,
contrairement à une LED, se trouve du côté « + ».
Le détecteur est un amplificateur opérationnel de type
LM311 qui fonctionne dans une plage de 5 à 15v et dont la sortie est un
transistor NPN supportant 50mA, ce qui permet de commander directement un
actionneur (relais ou commande directe d’un automatisme, voire d’un transistor
de puissance si nécessaire).
Mise en œuvre du faisceau :
Utilisés tel quels sans lentille, la distance entre la
LED IR et le phototransistor ne doit pas dépasser environ 15 centimètres.
L’angle d’ouverture du faisceau de la LED comme du
phototransistor est de 20°, leur orientation n’est donc pas critique. L’encombrement
est identique à celui des LED 5mm et il sera facile de les dissimuler dans le
décor.. Il faut toutefois éviter que le phototransistor ne reçoive les rayons
directs du soleil (le mettre éventuellement dans un petit tube de carton noir
mat).
Circuit imprimé :
Le circuit de détection sera monté au plus près du
capteur pour amplifier le signal au plus près du phototransistor (avec les
mauvais contacts, les hacheurs, le DCC, … et des mètres de rails, un réseau est
un immense générateur de parasites).
Le circuit imprimé ne fait que 4 centimètres carrés et
pourra être placé sans problème.
La tension d’alimentation continue peut aller de 5 à 12v
(si elle est juste redressée, filtrer avec un condensateur pour ne pas avoir de
pointes dépassant 15v sur le LM311).
Une LED (facultative) est prévue pour vérifier le
fonctionnement pendant la pose.
Option 1 : Pour une sortie au repos (potentiel libre) lorsque le
faisceau n’est pas coupé, monter normalement la résistance de 4,7k et mettre un
strap entre le phototransistor et le point marqué « R ».
Option 2 : Pour une sortie active (mise à 0v) lorsque le faisceau
n’est pas coupé, monter la résistance de 4,7k dans le trou marqué
« R » et mettre un strap entre le phototransistor et le point marqué
« T » (comme sur la sérigraphie ci-contre).
Il est possible de souder directement les fils, de mettre
des cosses faston, des connecteurs ou des bornes à vis au pas de 5,08mm.
Le tracé permet de juxtaposer plusieurs circuits avec une
seule alimentation (continuité des pistes « + » et « - »).
Alimentation embarquée pour éclairage
de voiture et feux de fin de convoi
Objectif :
Alimenter un éclairage de voiture ou des feux de fin de
convoi, à LED, en prenant la tension sur les rails par les essieux.
La luminosité des LED devra être aussi constante que
possible.
En option, pour une rame réversible, le basculement
automatique des feux de fin de convoi entre LED blanches et LED rouges se fera
en fonction du sens de marche, sans connexion à la motrice.
Le système doit fonctionner quel que soit le type
d’alimentation, courant continu, haché, alternatif ou DCC.
Montage :
Le montage se compose de plusieurs éléments permettant de
décrire la solution en plusieurs étapes :
1.
le circuit de charge du condensateur
2.
l’alimentation des LED par régulateur de courant
3.
la détection du sens de marche
Chacun de ces éléments peut être utilisé isolément pour
d’autres applications.
1. Circuit de charge du condensateur
Afin d’éviter les clignotements dus aux mauvais contacts
rails/roues, l’alimentation comporte un condensateur se chargeant lorsque le
contact roues/rails est bon, et restituant son énergie lors des coupures
d’alimentation.
Un condensateur de valeur moyenne (470 μF 25v)
suffit car, de toute manière, si les mauvais contacts sont trop importants, la
motrice s’arrêtera. Cette valeur peut être augmentée en fonction de la charge à
alimenter (nombre de LED).
Pour fonctionner dans les deux sens de marche ou sur une
alimentation en alternatif ou DCC, le condensateur est alimenté au travers d’un
pont de diodes (1N4007).
Pour fonctionner en courant haché ou en DCC, il faut
limiter le courant, car le condensateur se comporte comme un court circuit en
présence des composantes à haute fréquence (sans limitation, le courant peut
aller jusqu’à faire vibrer les roues de manière audible). Le but est à la fois
de soulager l’alimentation et, dans le cas du DCC, d’éviter de perturber le
fonctionnement des commandes. Une simple résistance joue ce rôle (33 ou 68 ohms
paraît un bon compromis, assez faible pour ne pas réduire la tension maximale
de charge du condensateur, compte tenu du courant consommé par les LED, et
assez forte pour limiter l’appel de courant lorsque le condensateur est complètement
déchargé).
2. Alimentation des LED par régulateur de courant
Le courant dans une LED alimentée au travers d’une
résistance dépend linéairement de la tension d’alimentation.
Même si en DCC, voire en courant haché, le condensateur
se recharge normalement au même niveau lorsque les roues font contact avec les
rails, il n’en sera pas de même en cas de mauvais contact ou à plus forte
raison lorsque la tension des rails est fonction de la vitesse. La luminosité
dans les LED va donc varier et nuire au réalisme.
Le maintien d’un courant constant dans une LED évite ce
phénomène : dès que la tension est supérieure à un certain seuil, la LED
éclaire de la même manière quelle que soit la tension, ce qui permet
d’utiliser de manière optimale à la fois la LED et l’énergie stockée dans le
condensateur.
Il existe des circuits intégrés régulateurs de courant
(LM317), mais, pour quelques milliampères, 2 transistors et 2 résistances
donnent le même résultat, pour un coût moindre et un encombrement plus facile à
dissimuler.
Le transistor T1 conduit tant qu’il est polarisé par R1
et alimente la LED (ou le groupe de LED). Dès que la chute de tension dans R2
atteint 0,7v environ, T2 conduit et diminue la tension de polarisation de T1, régulant
donc le courant dans la LED à cette valeur. Il est possible d’alimenter
plusieurs LED en série par un seul régulateur (éviter de mettre les LED en
parallèle), et de brancher sur le condensateur plusieurs groupes de LED
disposant chacun de son régulateur.
De manière à pouvoir utiliser le schéma ci-contre dans
n’importe quel cas de figure, la diode D1 a été ajoutée pour autoriser le
fonctionnement en alternatif.
3. Détection du sens de marche
Si l’on dispose d’une rame réversible, il est intéressant
de pouvoir allumer soit deux LED rouges de fin de convoi, soit deux LED
blanches lorsque la rame va en marche arrière.
Il est nécessaire de disposer d’un système automatique
autonome car, contrairement à une motrice, l’inversion ne peut être commandée
ni par une sortie du décodeur, ni, en DCC, par la polarité des rails.
La détection du sens de marche est faite par un ressort
fixé sur un essieu qui établit un contact avec une butée selon le sens de
rotation.
Pour ne pas freiner l’essieu, le ressort sera très léger
et le contact risque d’être aléatoire. La commutation doit donc mémoriser le
sens de marche, ce qui évitera en outre d’éteindre les LED en cas de mauvais
contact ou, en DCC, lorsque le convoi s’arrête.
Avec 2 transistors et 2
résistances on réalise une bascule bistable (‘flip-flop’) qui garde en mémoire
le sens du dernier contact reçu. Le contact étant relié aux roues, deux diodes
éliminent les alternances positives qui grilleraient les transistors.
Pour faciliter la compréhension, le schéma ci-contre
représente une alimentation classique des LED au travers de résistances, qui
seront bien entendu remplacées par un régulateur de courant dans le montage
final.
Comme c’est pratiquement toujours le même transistor qui
conduit en premier, un test préalable permet de choisir pour les LED rouges le
côté les alimentant par défaut lors de la mise sous tension.
Dans le cas d’une alimentation continue ou hachée, le
bistable reste nécessaire pour maintenir l’éclairage pendant les mauvais
contacts, mais le détecteur de sens serait inutile, les diodes étant simplement
reliées à l’alimentation par les rails, dont la polarité est fonction du sens
de marche.
Mais, si l’on veut un système indépendant du mode de
commande (continu, haché, alternatif ou DCC), comme il faut être sûr d’avoir
une polarité pouvant être négative sur le contact de sens de marche, au lieu
d’un détecteur commun aux deux sens, suffisant en alternatif, il faut équiper
deux essieux en détecteurs, chaque sens étant détecté par l’essieu relié au rail
gauche dans le sens détecté.
4. Le montage complet
Le montage complet combine l’alimentation du
condensateur, la détection de sens de marche et l’alimentation des LED au
travers d’un régulateur de courant. Un seul régulateur aurait pu être utilisé
pour les deux sens de marche, mais avec quelques risques de stabilité de l’état
du bistable à faible tension.
Commande de LED en alternatif ou
continu
Les LED sont des diodes qui ont la particularité
d’émettre de la lumière lorsqu’elles sont traversées par un courant.
Une diode (ou une LED) ne conduit le courant que dans un
seul sens.
Conventionnellement, du pôle plus vers le pôle moins, la
diode conduira si la bague circulaire imprimée sur la diode (ou le côté de la
LED qui a une partie plate au lieu d'être rond) est du côté du moins.
Pour s'en souvenir, ce côté s'appelle Cathode, symbolisé
par un K, ce qui rappelle le schéma d'une diode
, et le côté où se trouve la bague correspond à la barre
du K et au côté moins "-".
Dans le sens où la diode conduit, elle fait
"chuter" la tension (0,7 volts pour une diode 1N4007 ou 1N4148, de
1,6 à 3 volts pour une LED). Si le courant dépasse une certaine valeur (1A pour
1N4007, 75mA pour 1N4148, 20mA pour une LED), la diode "grille" et se
met en général en court-circuit.
Pour éclairer, une LED usuelle a besoin d'être traversée
par un courant d'au moins 5mA. Elle grille si le courant dépasse 20mA. Pour
avoir environ 10mA sur une alimentation 12v, on peut simplement mettre en série
avec la LED une résistance de 1kohm (compte-tenu de la chute de tension de 2v
dans la LED). Avec un transfo d'accessoires en 14v alternatif, on doit se
souvenir que la tension crête est 14x1,4=20v et il faut mettre une résistance
de 1,8 ou 2,2kohms en série avec la LED, au lieu de 1kohms.
Il faut éviter de mettre les LED en parallèle, car comme
il est pratiquement impossible qu’elles aient rigoureusement la même chute de
tension, l’une d’elles conduira avant les autres et supportera seule le courant
prévu pour tout le groupe.
Dans le sens où elle ne conduit pas, la diode se comporte
presque comme un isolant (quelques micro-ampères), jusqu'à une certaine
tension, dite "tension inverse de claquage". Au-delà, elle se met en
court circuit. Une diode type 1N4007 supporte 1000 volts en inverse, seulement
75v pour une 1N4148, et, seulement quelques volts dans le cas d'une LED
(environ 5v).
Pour une alimentation en alternatif (ou DCC), il faut
donc protéger une LED pour qu'elle ne claque pas pendant l'alternance où elle
est alimentée à l'envers.
Si l'on met une diode classique en série avec la LED,
dans le même sens, le tout en série avec la résistance, on ne protège pas la
LED contre la tension inverse, mais la diode en série va limiter le courant
inverse à quelques micro-ampères et donc empêcher a priori la LED de recevoir
assez d'énergie pour être détruite (elle risque toutefois d’être endommagée).
Si l'on met une diode classique en parallèle avec la LED,
mais en sens inverse, et le tout en série avec la résistance, cette diode
conduira dès que la tension inverse sera supérieure à 0,7v et la LED sera
protégée.
Montages pratiques
Le plus simple pour alimenter une LED en limitant son
courant et en la protégeant de la tension inverse est le schéma classique avec
une résistance en série représenté ci-contre.
Si la tension peut s’inverser, une diode inverse
protègera la LED.
L’inconvénient de ce montage est que le courant dans la
LED dépend linéairement de la tension d’alimentation et cela oblige à définir
la résistance au cas par cas selon l’utilisation. Un montage prévu pour 12v
continu ne conviendra pas si l’on veut le mettre sur une alimentation
alternative pour accessoires ou une voie en DCC.
En outre, la mise en série de plusieurs LED oblige à
changer la valeur de la résistance si l’on veut conserver la même luminosité.
Il est donc préférable d’alimenter les LED au travers
d’un régulateur de courant qui maintiendra le courant à l’identique (par
exemple 10mA) dès que la tension d’alimentation dépasse un seuil fonction du
nombre de LED en série.
Si la chute de tension dans le régulateur est de 1,5v et
de 2v dans chacune des « n » LED, la tension minimale d’alimentation
devra être de 1,5 + n x 2 volts. En 12v, on peut mettre
jusqu’à 5 LED en série.
Il existe des circuits intégrés régulateurs de courant
(LM317), mais, pour quelques milliampères, 2 transistors et 2 résistances
donnent le même résultat, pour un coût moindre et un encombrement plus facile à
dissimuler.
Le transistor T1 conduit tant qu’il est polarisé par R1
et alimente la LED (ou le groupe de LED). Dès que la chute de tension dans R2
atteint 0,7v environ, T2 conduit et diminue la tension de polarisation de T1,
régulant donc le courant dans la LED à cette valeur.
Pour une alimentation en alternatif, la diode D1 sera
mise en série avec le montage car, avec la résistance R1 et l’alimentation des
LED au travers d’un transistor, le courant de fuite inverse de D1 n’est plus
dangereux pour les LED.
Commande de FAM
Objectif :
Alimenter un actionneur à fil à mémoire (FAM) pour
automatismes miniatures (cf. doc de JLP sur le site Pro-Rail) :
- aiguillages
- barrières de passage à niveau
- sémaphores
- simulation du mouvement d’engins de travaux
Le système doit pouvoir être commandé par impulsions ou
contact permanent, la mise en mémoire du dernier état commandé permettant en
outre de retrouver, à la mise sous tension, le réseau dans l’état où il était
lorsque l’on a coupé l’alimentation (indispensable en cas de coupure fugitive
de courant).
L’alimentation du FAM doit assurer la régulation du
courant (150 à 220 mA par exemple pour le fil Pro-rail), sans précaution
particulière sur l’alimentation générale ou la longueur du FAM, ce qui
autorisera par exemple la mise en série de deux FAM pour une commande de
passage à niveau.
L’état du système doit pouvoir être disponible pour
alimenter une signalisation ou commuter un cœur d’aiguille par exemple.
Montage :
Relais bistable
La commande passe par un relais bistable 12v à deux
bobines de faible consommation (moins de 5 euros).
Ce choix offre de nombreuses possibilités pour la
commande :
- courant continu 12v (état logique éventuellement
découplé par un transistor ou contact)
- courant alternatif 14v ‘accessoires‘au travers d’une
diode (une simple alternance sur deux)
- commande permanente ou par impulsion
Le relais bistable conserve en mémoire le dernier état
commandé.
Le choix d’un bistable à 2RT 1A permet de disposer d’un
contact inverseur isolé et de deux tensions de signalisation.
L’alimentation proposée en standard avec les FAM présente
plusieurs inconvénients :
- elle nécessite une alimentation stabilisée
- elle doit être réglée en fonction de la longueur du FAM
Il semble préférable (et plus simple) d’alimenter le FAM
au travers d’un régulateur de courant.
Un régulateur fournira un courant constant quelle que
soit la résistance interne du FAM (donc quelle que soit sa longueur) et la
tension d’alimentation (la déformation du FAM étant liée à son échauffement, il
est même possible de l’alimenter en alternatif en mettant simplement une diode
en série avec le montage décrit).
Un régulateur de type LM317 convient pour ce type
d’alimentation, mais l’encombrement et le coût peuvent faire préférer un
montage à deux transistors d’usage plus général (voir fiche sur l’alimentation
des LED).
Le FAM est alimenté au travers du transistor T1, qui
conduit grâce à la tension de polarisation fournie par R1.
Le courant dans le FAM traversant également les
résistances R2 et R3, y produit chute de tension d’environ 1v pour le courant
nominal du FAM.
Une partie de cette chute de tension est prélevée par R3
pour alimenter la base du transistor T2 et le rendre conducteur (0,7v environ)
lorsque le courant dans le FAM atteint sa valeur nominale. En conduisant, T2
baisse le potentiel de la base de T1 jusqu’à ce que le courant dans le FAM
reste stable.
Si l’on veut un montage utilisable dans toutes les
circonstances (de 5 à 12v = ou 10 à 16v ~), le choix d’un transistor de type BD911
utilisé sans radiateur permet de dissiper sans problème l’énergie
nécessaire :
P à dissiper par
T1 = 200mA x (Tension d’alimentation - [1,5v dans les transistors + 2 à 4v dans
le FAM]) = maxi 1,5W
Les autres composants sont peu critiques, n’ayant pratiquement
rien à dissiper.
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